Mes ...5 enfants ont eu de sévères RGO qui persistent toujours avec des oesophagites, gastrites, hernies hiatales,....plus grands, on a largement diminué le problème en faisant l'école à la maison!
Les allaitements de mes 3 premiers ont été bousillés par les énooormes conneries du corps médical.... (du coup, j'allaite encore les 2 derniers...)

On m'a proposé l'allaitement mixte pour César: au bout de 3 mois; il ne voulait plus le sein....
Pour la 3 ème, à 4 mois, "on" m'a suggéré de tirer et d'épaissir mon lait....un mois + tard, plus d'allaitement....
Plus tard, le responsable du service de néonat me dira que c'était une grosse bêtise.

Un bol de lait maternel est digéré en 30 minutes. 3 H pour du lait "maternisé", même (et surtout) épaissi...ça parle tout seul!!!!
Les solutions sont multiples: le portage quasi permanent (l'enfant est "debout" , lorsqu'il est en écharpe sur le ventre et le dos); très forte surélévation de la tête du berceau.
C'est difficilement possible avec les matelas et berceaux vendus en commerce donc, pour le couchage, j'ai ressorti MON berceau, qui est ovale, et j'ai fabriqué un matelas avec des couettes bébés que j'emballe dans un drap.
C'est super question hygiène: tout passe à la machine. Je n'étais pas ravie que le berceau soit en métal, mais bon...
Nous avons trouvé cette solution tout à fait par hasard.

Je logeais de façon impromptue chez ma maman. Peu de place pour le co-dodo (j'avais Héloïse et nous dormions tous dans la même chambre, seule qui soit en peu chauffée, nous étions en Belgique, en hiver).

On a donc exhumé le vieux berceau du grenier, lavé, etc...
Maman n'avait plus de matelas pour ce berceau (de tout façon, cela n'aurait pas été très hygiénique), mais il lui reste des pelles d'édredons bébé (récupéré chez des copines pour moi, mais comme je vis à 1200 bornes...). Je les ai plié en trois, déposé sur un coussin pour que mon dernier chéri dorme surélevé.

J'étais très ennuyée parce que cela ne ressemble pas du tout au matelas ferme que l'on recommande.

Ulysse avait 4 mois, et à mon immense surprise, il ne s'est presque pas réveillé (6H de sommeil d'une traite, un record!!).
La solution fut donc adoptée.
Maintenant, je sais qu'il existe des culottes harnais que l'on glisse sur le matelas pour que l'enfant ne glisse pas au pied du lit.

Ma grande a dormi sur mon ventre pendant 5 mois. Ayant un RGO sévère à l'époque, je dormais moi-même mi-assise, appuyée sur un énorme panda en peluche (la génèse de notre tribudespandas, ce copain salvateur!).

On n'a détecté son RGO qu'à 7 ans et c'est celle qui a eu le moins de soucis à ce sujet, bébé.
L'alimentation de la maman aussi, est à surveiller. Pas d'agrumes, de tomate, de chocolat (il contient une sustance qui a tendance à amollir donc élargir "l'élastique" entre l'oesophage et l'estomac).
Consultation d'un gastro-pédiatre qualifié in-dis-pen-sable. Comme m'a dit un jour un pédiatre:

"Holàlà, mais vous savez, vous en savez plus que moi à ce sujet, on est pas tellement formé pour ça".

Bon, ça faisait ma 4ème qui était atteinte et j'avais 10 ans de gestion de RGO derrière moi.
Il ne faut pas négliger les conséquences de ce trouble à long terme: comme toute longue souffrance, elle induit des replis sur soi, des dépressions enfantines, peut déclencher de graves problèmes pulmonaires (ce fut le cas pour la 3 ème, bronchiolites puis pneumopathies diverses jusqu'à 5 ans -cela s'est arrêté lorsqu'elle a été correctement traitée-), et même cardiaques (déclenchement de malaise vaguaux, on a eu aussi ça à la maison).

Je ne veux pas me faire gourou à la place du médecin, mais pour avoir essayé avec, sans, et d'autres "produits" (y compris l'homéo, l'ostéo, pas mal tout de même pour des RGO moins sévères); seul L'OMEPRAZOLE est efficace. Beaucoup de médecins répugnent à le prescrire, c'est le médicament le + cher du marché et il est remboursé (attention aux versions génériques: l'enrobage se brise mal -on ne peut pas fourrer cette gélule dans la bouche d'un petit enfant....- et on se retrouve avec de petits morceaux coupants dans les granules, pas évident de trier tout ça.) Evidemment, comme d'hab, les questions de gros sous prennent le pas. Et malgré toutes les campagnes qui traitent de la prise en compte de la souffrance du nouveau-né et du petit enfant, on dit encore:

"Oh, ça passera de toute façon". Ce qui est terrible au vu des implications psychologiques que cela représente.

On proposera une fibroscopie/PH-métrie (suivant le cas) pour prescrire le traitement. Pour Ulysse, vu les antécédents familiaux, nous avons pu l'éviter. En Belgique, il est plus facilement accepté de prescrire un traitement et de convenir que si c'est efficace, il n'est pas utile de faire subir une intervention (anesthésie générale) à l'enfant.