Christmas
Ulysse a reçu sa batterie (merci le Bon coin...) ce sont les voisins qui vont être contents!
Concentration maximum!!
Arriver à faire briller les yeux d'un ado....! : ) et faire sourire une petite fille réfractaire aux photos!!
Notre album de Noël. Les grands n'ont pas eu le droit de dormir à la maison, mais ils y viennent avec plaisir!
Notre aînée était en Belgique, examen oblige...un peu dur!!
Des nouvelles la semaine prochaine, avec le compte rendu du jugement que nous aurons demain.
Album de Noël
Albums de Noël en écoute gratuite sur deezer....
Un vrai bonheur!!!
Une petite précision: on est limité à 5 chansons mais avec un compte facebook, c'est accès illimité!
Certaines chansons sont coupées....tout n'est pas parfait dans le monde du "free"!....
Je vous envoie les liens:
Au départ, j'en ai eu l'idée grâce à une copinaute de la liste Arboressences (le site), une liste de discussion d'Instruction en famille, qui a envoyé un lien vers cet album de Carmen Campagne, très chouette pour les enfants:
On peut le feuilleter et avoir les paroles en texte ici.

Et de là, c'est parti pour la distribution de surprises!!!
Celui-ci est multi-chanteurs: Johnny Hallyday; Florent Pagny; Nana Mouskouri; James Brown; Stevie Wonder; Abba; Michael Jackson; Les Petits Chanteurs A La Croix De Bois; Les Petits Chanteurs A La Croix De Bois; etc....trèèèès éclectique!!

J'ai beaucoup aimé les arrangements...et sa voix magique.... l'album de Julie Andrews
Elvis!! Gospel et chants de Noël.

60 comptines et formulettes de Noël, mais tout n'est pas encore encodé.

J'ai beaucoup aimé cet album, que j'ai trouvé très doux et dont les chants et les arrangements sont vraiment variés, avec plusieurs thèmes de type "berceuses".

Bienvenue chez le Père Noël!
Sur le blog homeschooling, j'ai décortiqué le lien qu'un internaute m'a envoyé: une formidable surprise!
Chuuut à cette heure-ci, le Père Noël dort!

Un peu d'O2 à Marseille!
Dimanche 4 juillet...euh...non....4 décembre...
Parmi toutes nos tourmentes, de vrais moments de bonheur. Dimanche matin, l'Eglise, le repas pris à la chapelle et à quelques pas, la mer, dans laquelle nous ne résistons pas à plonger en ce début d'apm. Nous avions pris une serviette, si ça continue, la prochaine fois, ce sera les maillots!. Après le ressourcement spirituel , et amical, un ressourcement dans la nature pour préparer une semaine ô combien chargée. En travail et en émotions. J'adore Marseille.J'adore mes enfants. Leur joie, leur émerveillement me comble de bonheur et de paix. Je suis si reconnaissante pour ce temps si clément.C'est une vraie bénédiction pour notre moral!
Des vagues, ici, c'est plutôt rare, ma jupe était trempée et j'ai fini par déshabiller les petits. Ce joli soleil hivernal chauffe encore bien finalement!
Déjà, dimanche dernier, nous étions passés par la plage avant de rentrer. Les petits étant à l'école, leur contact avec la nature est plutôt restreint....alors, c'est une vraie bouffée d'O2, relative en ville évidemment, que nous prenons ici!
Pas de vent, eau tiède, mais pourquoi n'ais-je pas emmené de serviettes?
entre la plage et la corniche, une aire de pins sur une colline...
petit bois de pins, besoin d'un petit bout de nature quand on vit en ville...collecte de pommes de pins...au soleil, pour Noël....décidément surréaliste...!
la piscine d'Héloïse!!!!!!!! et oui....le CNM de Marseille!La première fois, elle a rencontré Camille Lacourt!
samedi, visite avec les grands, pique-nique pizza/crêpes. 26 novembre
après le pique-nique au soleil, un atelier cartes de Noël. Un peu surréaliste....
Thanskgiving
Chaque année, depuis 2004, nous organisons Thanskgiving à la maison pour les missionaires de notre église.
Ils sont le plus souvent américains, mais cette année, nous avons une jeune mongole et...un parisien!
Soeur White est californienne et était un peu triste de passer son premier thanksgiving, loin des siens, dans un pays où on ne le fête pas.
Mission accomplie et sourire au menu!
La maman d'elder Livingstone lui avait envoyé un colis. Farce, pour la dinde et la tarte au potiron, sauce, gelée, etc...Mmmmmm!
Les desserts ne sont pas sur la photo mais nous nous sommes régalés! Tarte au noix de pécan (et cela ressemble furieusement, pécan exclu, aux tartes au sucre de mon plat pays) et une autre au potiron.
Un petit moment pour une action de grâce, pour dire merci, pour la nourriture spirituelle que les missionaires nous ont apportés.
Et tant qu'à faire, comme dirait mon mari, une bonne occasion de faire la fête et de manger une excellente dinde!!
Dinde, maïs, farce, airelles, pêches à la cannelle, sauce brune (directement des US), purée de patates douces (miam!) et petits mains de maïs. : )
Nous avons reçu un invité surprise: Robert est le papa d'une amie, il est accordeur de piano, entre autres, et c'est avec plaisir que nous avons partagé notre repas avec lui!!
Alors, une fois encore, merci!!!!!!

Théâtre antique d'Orange (voir l'album dans la colonne de gauche)
Journée du patrimoine à Pierrelatte
Durant les mois de septembre et octobre, nos avons partagé les visites du samedi entre
Pierrelatte et Orange:
les petits ont adoré le théâtre d'Orange et nous y sommes retournés chaque fois.

Fabrication d'une lampe à huile
Durant la dernière visite avant de retrouver nos enfants à la maison, il y avait une
activité organisée au Théâtre d'Orange.
Il s'agissait de fabriquer des objets usuels et des jouets de la même manière
que les romains.
Nous y avons passé la journée, finalement, avec un petit break à midi pour
un resto chinois (pas du tout dans le thème, mais avec un chouette aquarium
poisson!)



Des mosaïques, bravo Héloïse, très concentrée!


"Les ateliers “Au temps d’Auguste” ont débuté hier au théâtre antique.
Comme Héloïse et Ulysse, accompagnés de leurs parents,....":
nous avons même eu droit à un encart dans le Dauphiné, décidément,
la médiatisation nous colle à la peau malgré nous!!!
Quelques nouvelles du placement des enfants.
Les choses bougeront peut-être un peu en décembre avec la juge marseillaise qui devra se saisir du dossier.
Nous récupérons tout de même les plus jeunes, avec une obligation de scolarisation.
Ils sont « placés » chez nous, ce qui normalement est assez lourd.
Parce que nous n’en avons toujours pas « la garde » et par l’intensité du suivi éducatif.
Enfin, c’est ce qui avait transparu lorsque les services sociaux nous ont parlé de ce type de placement pour la première fois.
Il y a eu un effet rebond de ce jugement en appel hallucinant, c’est la désolidarisation de l’aide sociale à l’enfance.
Je m’entends assez bien avec la référente (assistante sociale) mais je me suis pris le nez à plusieurs reprises avec la directrice qui a été jusqu’à me raccrocher au nez. Nous nous sommes disputées, enfin, je me suis disputée, pour des questions horaires.
Une heure de plus ou de moins, c’était si important pour nous !!!!
Nous devions récupérer les petits « à partir du 30 octobre » donc, dans les faits, après le 2 novembre, puisqu’il y avait les fériés, etc….
Le vendredi 21 octobre, nous recevons un coup de fil de l’AS. Elle a bien reçu ma copie du jugement en appel, me dit qu’elle n’en a jamais vu d’aussi long et d’une « telle teneur ».
Bon, c’est surprenant parce qu’elles sont habituellement réservées au sujet de l’institution judiciaire. Enfin, en même temps, cela reste un commentaire plus que « soft » lorsqu’on voit la teneur du jugement en question….
Dans la foulée, elle me demande si Marc peut poser un jour de congé mercredi 26/10, pour récupérer les enfants, soit une semaine avant la date prévue.
Arrivés sur place, La directrice nous reçoit dans son bureau.
Elle démarre sec, en gros : « Ca suffit comme ça maintenant, ça commence à bien faire », nous on se demande une seconde ce qu’on a encore bien pu faire, mais elle enchaine très rapidement : « J’ai écris à la juge pour lui dire que je vous rendais les enfants maintenant parce que…parce que c’est comme ça». (Ce n’est pas au mot près, mais c’est ce que nous avons retenu de ce début d’entretien).
Là, on a senti la désolidarisation comme une fracture nette. Ce n’était pas fini.
On aborde le sujet de l’école.
Le « c’est mieux pour les enfants « s’est transformé en « Nous sommes obligés d’appliquer la mesure judiciaire même si elle est illégale ».
Le sujet de la religion. « Il est hors de question que nous abordions le sujet de la religion, la France est un pays laïque, nous ne nous lancerons pas sur cette pente glissante ».
Je rappelle que ce n’est pas ce qui est dans les jugements.
Elle me répond que dans le cadre de « SON » service, il n’est pas question d’emprunter ces chemins-là.
Bon.
Finalement, nous avons le droit de quitter le territoire avec les enfants, d’aller à l’église, et nous voyons un éducateur…1H par semaine, qui en plus , à l’heur d’être ouvert, intéressant et sympa.
Bref un placement en famille qui se révèle être un AEMO light.Enfin, après réflexion, c’est ce qui nous semble. Même si l’option « l’éducateur peut emmener les enfants pour des activités » nous a profondément perturbés au départ….ils sont chez nous, ou pas, finalement ?
Donc, oui, nous espérons que ce retournement spectaculaire et tellement justifié des services sociaux sera suivi d’autres faits (un appui auprès de la justice) et influencera positivement la justice marseillaise en décembre.
Car finalement, nous sommes accusés d’instaurer un système éducatif trop rigide, d’être trop autoritaires et…d’avoir choisi l’IEF.
Moi, je ne sais pas, mais bon, c’était unscho à la maison, lever /coucher quand les enfants voulaient, accès illimité à internet, les ados voyageaient seuls, et souvent, pour retrouver leurs potes. Ou les invitaient à la maison.
Bon, à la maison, c’est « pas d’alcool, pas de tabac, pas de drogue, pas de thé, pas de café, et pas de sexe en dehors du mariage ».
C’est vrai.
Les enfants avaient entre 4 et 14 ans au moment de l’enlèvement, pas encore hyper concernés par ça.
Ma grande transgresse certaines de ces interdictions, elle n’est ni reniée, ni rejetée, ni excommuniée.
Je dirai qu’ils (belle-famille, gendarmes, certains services sociaux, pas l’ASE, justice d’Avignon et Nîmes) ont essayé de taper sur un peu tout en n’osant pas s’attaquer de front au départ à la question non-sco, mais, aujourd’hui alors que les assertions délirantes de l’AS du juge aux enfants d’Avignon (j’aurai dit que mon mari essuyait les fesses des 2 ados quand ils vont aux toilettes…) s’essoufflent de conneries et de vacuité, puisque nous avons les pieds dans l’eau, la justice n’hésite pas à partir dans l’illégalité la plus totale en nous obligeant à scolariser les enfants.
Nous avons inscrit les enfants dans une école privée.
Ulysse, 5 ans, le vit très mal. Le second jour, il s’est accroché à toutes les barrières qui bordent la rue. Sur place, il reste en retrait. Bon, il s’est fait une copine, ça aidera peut-être à faire passer la pilule. Et son instit est adorable. Patient, et trèèèès cool. « Oui, il y a des évaluations à la fin des GS, mais ce n’est pas mon principal souci », lui, ce qui l’intéresse, c’est que « l’enfant progresse tout au long de l’année, et à son rythme ».
Ouf !
Parce qu’Ulysse est mûr pour la lecture, bien plus avancé que la moyenne pour les maths mais alors son graphisme….c’est bien simple, il n’en a jamais fait….niveau petite section, et encore…
Bon, il a du abandonner l’idée de s’habiller en pirate, en spiderman, en martien ou de mettre un casque de coureur automobile suivant ses élucubrations personnelles, mais ça, ça a l’air d’aller.
L’éduc va encore dire que je marginalise mes enfants. C’est vrai que samedi dernier, il s’est promené ave nous en ville en capitaine de vaisseau pirate. Héloïse trouvait ça un peu bizarre, mais lui l’assume très bien. Et répond aux passants qui l’abordent qu’il est un vrai pirate. Non mais.
Héloïse a 7 ans, est en CE1 et ne sait ni lire, ni écrire, ni compter.
Yes.
Ben oui, le unscho, c’est du unscho….
Au début, son instit a failli faire une attaque. J’ai tâché de la rassurer, et elle l’a été toute seule lorsqu’elle a vu Héloïse, qui en expression orale, vocabulaire et culture générale, caracole allègrement. Nous faisons parallèlement un apprentissage accéléré qui fonctionne très bien, parce qu’à force de manipuler les alphas, les lettres montessori etc…en disposition libre, il y a tout de même de solides ancrages qui se sont formés.
Pareil pour les maths.
Ca demande 2 fois plus de boulot. Elle a pleuré le premier jour « d’instruction à la maison préparatoire à l’école », de stress de se retrouver avec des enfants qui savaient déjà lire et parce que son assistante familiale a été très méprisante à ce sujet (difficile de dépoussiérer les conceptions archaïques de l’apprentissage), et qu’Héloïse l’a perçu, mais je suis parvenue à retrouver sa confiance en elle, tapie bien au fond quelque part.
Bref, Héloïse, très opposée à l’école, en prend son parti. Plutôt bien.
Nous n’avons eu qu’un rdv avec l’éduc. Mais bon, eux, ce qui les intéresse, c’est que nous ne pratiquions pas l’absentéisme à tout va. C’est ridicule, cela irait contre l’intérêt des enfants. Déjà qu’ils vont devoir s’accrocher, si en plus on leur fait manquer l’école….
Et moi….ça m’emmerde, mais ça m’emmerde….(pas l’habitude d’être grossière, mais là, je lâche la pression) la présence des enfants ne me console pas des emmerdements générés par la scolarisation.
Par exemple, jeudi soir, les enfants exhument une pochette avec de jolis autocollants de DJECO, drôlement chouette, d’ailleurs.
On discute ensemble de l’endroit où ils pourraient les installer. Sur la pochette il y a une suggestion de présentation, je propose à Héloïse de lui dessiner un arbre, au mur, où elle pourra installer tous ses animaux.
Super. Mais il est déjà presque l’heure d’aller au lit (ça c’est nouveau, évidemment). Procrastiner encore ? On n’arrête pas de leur dire + tard, + tard….bon, on a fait ça « tout de suite ». Mais devinez qui a voulu son île déserte avec océan et ailerons de requins pour installer les pirates ? Ben tiens…bref, on avait déjà dépassé l’heure du coucher d’une heure…et me voilà en train de me fâcher parce que mon mari raconte une histoire trop longue à Héloïse derrière….tout en ayant bien conscience de l’incroyable…absurdité (débilité ?) de ce que je suis en train de dire.
4 allers-retours quotidiens...et je suis au 3 ème sans ascenseur....
C’est vraiment insupportable. Comme si nous devions renoncer à notre mode de vie parce que nous devrions être si reconnaissants d’avoir pu récupérer les enfants.
Je vais encore me battre dans la légalité pendant cette année, mais il faudra que cela change parce que je ne passerai pas 2 ans comme ça.
Cette semaine, il n’y aura que deux jours d’école.
Hier soir, nous avons essayé de contacter la famille d’accueil, pour donner des nouvelles. Héloïse a refusé de leur parler, contrairement à Ulysse.
Nous réessayerons. Je ne sais pas comment je dois agir à ce sujet. Cela ne me semble pas très bon d’agir comme si cet espace temps n’avait pas existé…

La bibliothèque de Pierrelatte:un endroit très clair, lumineux.
Nous nous y retrouvions le matin.
Les enfants nous ont demandé de visiter le cimetière.
Un grand vent avait dispersé quelques fleurs en tissus.
Les enfants les ont récoltées et redistribuées aux tombes sans fleurs.
Plus de rivière pour Gaby, à Pierrelatte, une fontaine l'a remplacée!
Le Musée d'archéologie était ouvert pour les journées du patrimoine,
à Pierrelatte, Ulysse a adoré!
Le premier squelette d'Ulysse. Il était fasciné!
Mais euh...cela faisait un peu macabre, comme journée,
heureusement qu'il y a eu le chant des fifres pour enjouer tout ça!!
Un petit tour au manège, pourtant, c'est le théâtre que les enfants
ont réclamés à chacune de nos visites à Orange.
Nous sommes allés aussi une fois au cinéma, ce qui était formidable,
c'est que nous avons pu visiter une salle de projection: nous somes loin
des dvd!
A pierrelatte, nous allions manger au "Bon coin", un resto-ferme
d'animaux excentrique avec des dizaines de poules de race particulières
en liberté, des ânes, des poneys, des chèvres....
Et même un mix cochon sauvage/sanglier pour qui nous avions ramassé
des glands. Pour lui, c'était Noël!!!
Les semaines suivantes, toujours à Pierrelatte, il y avait la semaine
de la science, pour l'occasion, nous pouvions essayer gratuitement
un simulateur...j'aurai adoré tâté de la formule 1, mais nous avons choisi
la moto-neige, qui était accessible aux enfants. Avec souffle de vent,
grand gigotage...Marc n'a pas voulu essayer, au second tour,
j'étais un peu nauséeuse, finalement, Ulysse et héloïse ont fait un dernier
"tour" tout seuls. C'était amusant et impressionant!
Les décors de cet espace en font un endroit vraiment à part et
très amusant pour les enfants (les grands aussi!!)
Nous avons terminé par la visite de la parfumerie.
C'était joli, mais moyennement didactique, un peu "court" et
très commercial....
En septembre, Anaïs a pu revoir ses frères et soeurs.
Je n'en parle pas beaucoup. C'est qu'ils sont ados et pas très désireux
je suppose de retrouver leur vie étalée sur un blog.
Même s'ils ne l'ont jamais exprimé ainsi. Et quoique l'univers virtuel
soit une partie de leur univers.
La situation est compliquée, avec eux. Pourtant nos relations sont bonnes.
Ma belle-soeur poursuit ses manoeuvres de pollution. Nous ne pouvons
complètement l'empêcher, mais aujourd'hui, les services sociaux y sont
vraiment sensibles, et nous avons confiance dans l'attitude du foyer
qui les héberge.Ma belle-soeur avait emmené des cadeaux, le jour de
l'anniversaire de César. Marc l'a aperçue de loin, c'est psychologiquement
difficile pour lui.Les cadeaux attendent depuis un mois dans le bureau
de la responsable des éducateurs. Il faut passer par Marc pour les transmettre
à César. C'est reconnaître son statut de père, le fait qu'il exerce toujours
l'autorité parentale. Elle refuse tout cela. Elle n'est dans le "paysage"
de notre famille que depuis le mois de mars, mais exerce tant
de mauvaises influences et fait tant de mal....
Sa vie doit lui paraître bien terne et triste pour se mêler ainsi de la nôtre,
vouloir s'approprier nos enfants.
La situation semble évoluer pourtant, et nous gardons espoir
que justice nous sera enfin rendue.
Appel perdu
Appel perdu.
A vrai dire, perdu avant même qu'on entre dans la salle d'audience.
Le refus de César et Jeanne de rentrer à la maison est le seul argument avancé par la juge.
On a bien eu des "désocialisation/déscolarisation", Ah! ça!
L'instruction en famille et ses clichés....
Nous avons produit une impressionnante liste de pièces d'activités extérieures, de témoignages de familles qui recevaient nos enfants et réciproquement, etc...rien à faire...
Une nouveauté cette fois-ci: pourquoi TOUS les enfants?
J'explique. Quand j'arrive à la 4 ème, on me dit
-"Ah, mais c'est normal elle suit les grands"
et si je réponds que le 5 ème veut aller à l'école, donc que l'argument tombe, silence radio.
Quand on me dis que je n'"individualise" pas, je réponds:
-"Si, j'individualise, Ulysse était inscrit depuis janvier à l'école, ma grande a fait une terminale, nous étions en démarche pour inscrire César".
Silence radio aussi.
On m'accuse d'avoir transformé ma maison en "taudis" (faut voir la description des AS....et j'ai réussi à ne pas répondre), la juge interpelle mon mari à ce sujet. L'avocate intervient.
Les "violences" reviennent sur le tapis:
-"Oui, il n'y en a aucune trace" dit la juge (et de fait même ma belle-mère avait dit qu'elle nous soupçonnait mais qu'elle n'avait été témoin de rien....
-"Mais alors pourquoi les grands ne veulent-ils pas renter au foyer?"
Ben....ce sont des ados à qui on propose un appart et une totale liberté, en perspective, on se le demande....
Mais bon, ça je ne peux pas le dire, je suis juste une mère incapable d'entendre la "souffrance " de ses enfants.
Il faut bien reconnaître que pour avoir pondu deux gamins aussi cruels, menteurs et égoïstes, je dois bien avoir fauté quelque part. Et ce, même si il y avait une personne toxique dans leur entourage qui leur montait le bourrichon.
Ils ont vus, et instigués sans sourciller, le placement de leurs plus jeunes frère et soeur. L'expulsion de leur parents. Le haro des AS, des tribunaux.
L'image des enfants-soldats me revient sans cesse.
Evidemment qu'il y a un problème psychologique, voire psychiatrique, grave. Ce serait peut-être bien de demander une expertise, psychiatrique, puisque finalement c'est la seule chose qu'on nous reproche ET qui justifie le placement selon les magistrats.
Et nous avons assez souvent fait appel à des orthophonistes, des ergos, etc..., à des pédo-psychiatres, que pour prouver que nous avons toujours su nous tourner vers des professionnels lorsque nous sentons que le problème nous dépassent.
Ce n'est pas en voyant les grands deux heures/semaine, alors que la tante, qui leur a offert à chacun un tel. portable dernier cri, coup de fil et internet illimité, les martèlent quotidiennement au tel, que les choses vont s'organiser.
Le discours des grands, que je ne vais pas reproduire ici, puisqu'ils ont un accès à la lecture de ce blog, est vraiment inquiétant. Notamment lorsqu'ils parlent de leur grand-mère. mais personne ne réagi.
On dirait que le fait qu'ils soient présent dans un établissement scolaire suffi à garantir un épanouissement personnel.
Que l'établissement en question soit absolument inapte à leur porposer des solutions à leurs troubles d'apprentissages, qui sont réels et qui, en eux-mêmes, explique déjà une bonne partie de leur mal-être, ne trouble personne.
D'ailleurs, il n'y avait personne pour assister à la réunion parents/profs de Jeanne, et ce sera pareil pour celle de César....
Durant cet audience, j'ai été complètement désorientée.
L'avocate a fait une super plaidoirie...dans le vent.
Les grands ne veulent pas rentrer, donc, nous sommes coupables!
De quoi? Et bien, personne ne peut le dire....mais "les grands souffrent".
Le psy du foyer les trouvaient en pleine forme, sans aucune trace de souffrance psychologique. Pour deux ados qui sortent d'un climat de terreur...aucune expertise psychologique n'a été demandée.
Mais ils souffrent. Ils le disent, donc, c'est vrai.
Point barre.
Cela fut le leitmotiv de toute cette audience cauchemardesque.
C'est normal, une audience où la juge parle plus que les personnes et l'avocate????????
Mais nous récupérerons les petits. Comme prévu en juin dans le jugement.
Le temps que l'administratif se fasse...et l'administratif, avec ces histoires de transfert de département, on en aura au moins pour un mois....
Tant que le jugement se fera en France, nous ne nous en sortirons pas, l'avocate a reconnu elle-même qu'elle avait sorti toutes ces cartouches.
Tout le monde se contrefout des témoignages, des preuves de socialisation comme les clubs de sport, etc... tout ce qui compte c'est "les ados disent vivre dans un climat de terreur", ce n'est pas normal.
Aujourd'hui, si nous mentons, pour "nous en sortir" en disant "Oh ces pauv's ados terrorisés, on demande pardon". Non seulement, ce serait faux, mais ce serait invalider tous les témoignages que nous avons reçus.
Tout ce que nous sommes. Nos convistions, notre poursuite de ce que nous pouvons offrir de mieux à nos enfants. A la famille que nous formons.
Cela ne veut pas dire que nous campons sur nos positions. Peu avant l'enlèvement, le climat familial s'était détérioré. César m'en voulait beaucoup d'avoir vu sa demande de scolarisation rejetée par l'IA, refusait de participer aux tâches ménagères (ranger sa chambre, débarasser la table); Jeanne était devenue très violente, surtout avec sa plus jeune soeur, très agressive et grossière. Marc a commencé à faire les allers-retours quotidiennenemnt ( + de 3H de transport chaque jour) pour m'aider.
Et n'a pu que constater que ces ados étaient en pleine crise. Perpétuellement au RDC, avec leur grand-mère et la tante. le Papé était hospitalisé.
La présence quotidienne de Marc commençait à produire ses effets positifs (pas facile d'être le seul parent à se fâcher et à imposer les règles de la maison...) lorsque les enfants ont été enlevés.
Bien entendu que nous nous sommes aperçus qu'il y avait un problème. Et même plusieurs. Et vraiment gros. Et nous avions entamé des démarches pour nous faire aider, accompagner.
Ce qui ne justifie en aucuns cas un placement.
Mais encore une fois, l'affaire était conclue lorsque nous sommes entrés dans la salle d'audience. ce n'était pas l'appel d'une décision, mais le procés, infini, inextinguible, de la famille Liégeois-Lauthier qui a osé pratiquer sa foi, et surtout, surtout, instruire elle-même ses enfants.....
Comment fait-on pour se défendre de "les grands disent qu'ils vivaient dans un climat de terreur et ils préfèrent rester en foyer"?
Comment fait-on pour demander de juger sur des faits, des actes, des témoignages, et non sur une "impression"; UNE parole d'ados, pris en triangulation dans une histoire de famille difficile, avec des héritages à la clé? Des ados dans un foyer, oui, mais avec l'espoir de pouvoir finir par vivre chez la tante (un appart' pour eux tout seuls, le êve de tout ado!!!!) et ce foyer, c'est une villa, dans un beau quartier, avec 8 enfants en tout, tous + jeunes, ce qui donne à césar et jeanne le droit d'avoir leur propre chambre, avec leur sdb. Il y a plus terrible, comme conditions...et tant qu'à faire, tant mieux pour eux, d'ailleurs.
Chasse aux sorcières, les déboires de la famille Martin-Rodriguez
La suite des mésaventures de la famille Martin-Rodriguez.
Du talent et de l'humour pour dénoncer une situation dramatique.
Toujours, des frais pour se défendre en justice et tout ce stress qui empêche de pouvoir vivre...tranquillement. Encore une fois, il est bien dommage que le droit à la poursuite du bonheur ne soit pas inscrit dans la constitution française.
Vous me direz, celui de pratiquer librement le mode d'enseignement choisi par les parents et d'exercer le culte de son choix l'est, lui.
Et pourtant..............
Convoqués au Tribunal Correctionnel parce qu'ils... par Sylviemartinrodriguez
Pétition
Je rajoute ici le lien vers la pétition que nous avions lancée sur le Web.
Alors, non, les enfants ne nous ont pas été rendus. Nous passons en appel jeudi. Cour de Nîmes.
Mardi 16 août.
Les funérailles de ma belle-mère ont lieu le matin.
Le train de Miramas, où nous devons changer, a des soucis: nous ne pouvons attendre le prochain, nous serions en retard. Nous prenons un taxi. 100 euros. décidément, c'est plus de 1500 euros qui partiront ainsi dans ces allers-retours vers le Vaucluse cet été....
Sur place, nous apprenons que nous ne verrons pas les petits le jeudi comme convenu. la visite se fera aujourd'hui, jour des funérailles. Aucune horreur n'arrête personne, décidément....
J'affronte seule toute ma belle-famille. Mais je ne veux pas que les enfants soient là seuls, ni les priver de ces funérailles, alors....
Alors, je mets de côté mon ressentiment pour que chacun puisse passer tout de même un vrai moment parents/enfants.
Du coup, pas de visites avec les grands, qui partent dès les funérailles terminées.
Marc n'est pas entré dans cimetière. Tant mieux. Il y avait un ordi posé sur le cerceuil de mon beau-père, dans le caveau. Lorsque je suis arrivée et que j'ai entendu ces chansons françaises sortir du caveau...je ne suis pas facilement impressionable, mais cette impression que j'ai ressentie ne se décollera pas facilement....
Ma belle-soeur est venue avec ses deux "amis". Bon. L'un deux récupère l'ordi et le garde dans ses bras. C'est déjà ça. Il diffuse de la musique tout au long.
Heureusement, l'assistante sociale nous accompagne. Elle m'aide à récupérer Ulysse qui part "explorer" le caveau avec son aîné, mais il est effrayé...il y a de quoi...il y a déjà 3 cerceuils dont 2 très vieux dans ce caveau....les cousins de mon mari filment l'intérieur, des photos sont prises. Je n'en reviens pas, même si j'avais déjà eu un avant-goût pour mon beau-père. Finalement, l'assistante sociale intervient aussi auprès des grands. Je n'aurai pas pu assister à ces funérailles sans son soutien, son aide. Elle est parfaite. Discrète, mais présente. Je marche sur des oeufs, je crains de déclencher l'ire de ma belle-soeur et de faire un esclandre en pleine funéraille. Mes grands papotent avec elle, elle parle aux petits. Elle se permet de le faire alors qu'il souffrent tant par sa faute. Je puise tout ce que je peux comme ressources au fond de moi. Evidemment, "ils" n'attendent que ça, un esclandre dans le cimetière. Alors, je m'appuie sur l'AS, lui murmurre que cela devient trop, vraiment, et elle intervient encore.
Ca suffit.
Ouf....
J'insuffle à ma petite famille le plus de bonne énergie possible. Se changer les idées. l'expression prend tout son sens. Je crois que je n'aurai jamais consacré autant d'énergie, justement, à faire rire mes enfants. A consoler mon mari.
Nous restons en ville. L'Isle est si belle...
Ulysse ne veut pas nous quitter, pourtant, nous allons encore passer un moment ensemble....mais rien ne le console.
La semaine suivante, mardi 23 août, nous rejoignons notre bord de Sorgue.
Nous ne sommes pas allés jusqu'au partage des eaux, il y a déjà tant de chemin à faire à pied. Mais ce petit coin de Sorgue nous est si familier. En toute saison, à mi-chemin entre la villa et le bassin, qui signe l'entrée en ville, nous nous arrêtions là pour profitez du moment, de la vue, de cette si grande paix, et nourrir les canards. Nous le faisons depuis que je suis enceinte de César. Cet endroit à donc tant de sens!
Vendredi 26 août.
Nous commençons, tout doucement, à sortir de notre torpeur pour préparer la venue des enfants.
Il faut terminer de trier les jouets dans leur chambre, ils sont pour la plupart toujours dans des bacs en plastique, ainsi que les vêtements qui sont toujours dans des sacs poubelles –nous avons eu 5 jours pour déménager lors de l’expulsion !- discrètement entassés dans l’un des deux dressings, ou dans les grands bacs en plastiques (ceux-là n’avaient même pas encore été vidé de notre déménagement Touraine/Vaucluse), et s’entassent dans un second placard où on ne glisserait plus une feuille.
La venue imminente des assistantes sociales déclenche cette seconde vague de tri et d’aménagements. La première, qui s’est terminée le 19 juillet, jour de l’anniversaire d’Héloïse, nous avait laissé sur les genoux et nous avions laissé les choses là où elles en étaient. Plus occupé à dépatouiller l’administratif.
Et à survivre.
Ce qui, dans ces conditions, requiert tant d’énergie.
Tout est prêt, le foyer qui va accueillir les grands a accepté de prendre les petits en charge pour le placement dans notre famille. Il ne manque qu’une signature, un accord. Celui du juge aux enfants de Marseille.
Toutes les énergies ont été mobilisées. Les éducateurs sont prêts, l’école a accepté l’inscription des enfants.
Un coup de fil va stopper net notre fébrilité. L’assistante sociale de l’ASE nous annonce que le juge marseillais refuse de se saisir du dossier. Oui, tout est prêt. Les énergies d’organisation ont déjà été dépensées. Il ne manque qu’une signature. Mais considérant que l’appel est proche, le juge préfère laisser le dossier fermé.
Les angoisses qui m’ont enserrées le jour où nous avons reçu le courrier nous annonçant le dessaisissement du juge avignonnais commencent à prendre un sens. Ce dessaisissement à pour conséquence de bloquer les enfants dans leur famille d’accueil.
Bien entendu, le juge aux enfants de Marseille pourrait se saisir du dossier.
Il en a le pouvoir, mais pas l’obligation.
C’est juste une possibilité.
Je m’effondre. Au téléphone, avec l’assistante sociale, du désespoir, des cris, des larmes.
Chaque coup qui nous est porté semble toujours plus insupportable et le dernier que l’on puisse accepter, assumer, vivre.
Les visages de mes deux plus jeunes enfants se brouillent dans mes larmes. Ils s’imaginent qu’ils vont rentrer à la maison dans quelques jours, et là, mais que vais-je pouvoir leur annoncer ? Que vais-je pouvoir leur dire ? Comment Ulysse va-t-il supporter cela ?
Nous étions le 26 août.
Pause d'émotions. Petit retour sur nos visites.
Début avril, nous avions pris du retard pour la préparation du potager. Entre l'enquête sociale et la mort du papé; le jardin a été un bon moyen de laisser le corps exhulter et l'esprit de poser. C'est le jardin des petits...mais des grands aussi! Je leur ai promis de ne pas mettre les photos d'eux travaillant dans le jardin sur le net. Ces citadins avec les mains dans la terre, vraiment, quel sacrilège! Nous y avions mis tant de coeur, et tant de travail, il était la fierté des petits.
Le décès de ma belle-mère rendant caduque l'expulsion, j'avais promis à Héloïse de retourner voir "son" potager au moins une fois. Mais en voyant au loin tout le terrain tondu, je l'ai prévenue: connaissant ma belle-mère et ma belle-soeur, le potager risquait d'avoir été saccagé. En effet. J'ai pris une photo d'Héloïse devant le figuier de son papa. Et nous lui avons ramené des figues. Il était très ému. Les garçons nous ont attendus au bord de l'eau.
Hum...le potager n'est pas le seul à avoir été tondu...nous voulions rafraîchir la coupe d'Uysse. Comme il était réticent à se les laisser couper, nous avons essayé cette coiffeuse qui a un formidable siège pour faire patienter les enfants....et qui nous avait laissé si gentiment utiliser ses toilettes...mission réussie...Ulysse était enchanté. Moi, par contre, je n'ai pas digéré qu'elle les coupe aussi court, alors que je lui avais bien demandé de ne pas toucher au cheveux du dessus. Nous voyons déjà si peu les enfants, c'est difficile d'accepter une telle transformation, un tel changement. Cela m'apprendra, dorénavant, plus aucun coiffeur ne l'approchera! Na! D'ailleurs, César, qui tient à sa coiffure en bon ado qu'il est, ne laisse personne d'autre que sa mère, même quand il est au coeur de la tempête, lui toucher les cheveux!
Une allégorie...le potager tondu? Regardez bien qui pousse malgré tout! Entre les pissenlits, on distingue trois sortes de salades. Choux et haricots feront peut-être aussi de la résistance? Ne repousserons-nous pas aussi après cette tempête? Je l'espère!
Une leçon de biologie: Héloïse enseigne Ulysse. IEF.
Dernière visite médiatisée avec les grands (que nous voyons...2 H/semaine) en compagnie des petits. Ils ne se verront plus. Ils en ont pourtant besoin, aussi.
Le départ. On cache les émotions. Difficile de se décoller les uns des autres.
Dès lors il semble certain que leur rentrée scolaire se fera dans le Gard, dans le village de l’assistante familiale et, bien entendu, sans nous.
L’émotion est palpable des deux côté de la ligne, au téléphone. L’assistante sociale m’énumère toutes les démarches faites cet été, toutes les requêtes présentées au juge.
Là, tout à coup, je m’aperçois que si le juge d’Avignon a proposé l’éventualité d’un placement des deux plus jeunes enfants en famille, il a pourtant refusé que les visites libres puissent être aménagées progressivement vers des temps plus long comme cela se fait usuellement. Une journée, puis une journée et une nuit, puis un week-end. Et les derniers mots qui ponctuent le jugement me reviennent en mémoire.
« …sans une collaboration franche (…) les parents parviendront à un bras de fer entre la justice et eux ».
Nous avons osé interjeter appel.
Nous avons osé user de notre droit.
Comme nous avions osé user de notre droit à instruire nos enfants, comme nous avions osé user de notre droit à exercer notre foi.
Et cet exercice légal sonne comme le dernier des outrages à un magistrat.
Oser interjeter appel.
Nous paierons donc un prix de larmes et de sang pour cet outrage ultime.
Qu’importe le désespoir d’Ulysse, qui, invariablement, me demande si je peux appeler le juge pour lui demander de les laisser rentrer à la maison.
Qu'importe le temps qui passe et qui semble tellement plus long aux enfants qu'aux adultes. une éternité...
Ulysse qui a fait de l’asthme, qui souffre dans sa chair au regard de son âme. Qui a les yeux cernés en permanence. A qui il est parfois si difficile d’arracher un sourire.
De larmes, car le chagrin est infini, de sang car pour nous tous, la santé est au bord du précipice. Marc ne mange plus, ne dort presque plus, j’ai fait une thrombose, Ulysse a de l’asthme, puis des abcès maintenant, Héloïse des poussées d’allergie cutanées étranges…
Oh, bien sûr, l’ASE, l’assistante familiale, chantent un air de « Tout va très bien, madame la marquise ».
Nous rencontrons la pédiatre de la PMI de l’Isle, qui m’accuse d’exagérer les soucis de santé des enfants. Qui va jusqu’à prétendre que j’ai dit ceci ou cela, alors que c’est faux. Par exemple, lorsque César a eu des côtes froissées, j’aurai dit qu’elles avaient été cassées. Je proteste, choquée. Elle a appelé l’ophtalmo d’Héloïse, ses cataractes sont anecdotiques. Oui, aujourd'hui, mais « anecdotique » seulement depuis qu’elle a 6 ans, or elle m‘a demandé de reprendre les soucis de santé des enfants depuis la naissance ! Et il n’en reste pas moins que la lumière du soleil lui est néfaste (à cause d’un problème de réverbération).
Toute une liste suit ainsi.
Par contre, Héloïse a un second pancréas dans l’estomac, une gastrite, mais lorsque la pédiatre a eu le gastro-pédiatre au téléphone, il lui aurait répondu ne pas se souvenir de nos enfants (alors qu’il suit les 5 depuis 13 ans…)…. quel médecin, spécialiste de surcroît, qui travaille avec une secrétaire médicale, n’aurait pas dit quelque chose comme : « Rappelez un peu plus tard, je vais demander que l’on sorte leur dossier ? ».
Je me rends compte, de fait, qu’elle ne dit pas la vérité. Elle est médecin. Cela me trouble profondément. Ensuite elle exprime assez fermement son mécontentement parce que Marc a énuméré les soucis de santé des enfants sur les bons d’inscription au centre aéré. N’est-ce pas normal ? Chaque mot écrit est vrai. « Mais ce n’est pas nécessaire de tout mettre » nous répond-elle. Sommes-nous médecins pour juger de ce qui est nécessaire ou pas ? Et alors que c’est Marc qui a signé, qui a rempli les bons, c’est tout de même moi qui suis en cause.
Je finis par sortir.
« Madame, vous êtes une personne dangereuse » lui dis-je en quittant la salle.
Et je frémis de m’apercevoir à quel point c’est abyssalement vrai.
Ulysse perd espoir. Parfois, il se niche contre nous, nous serre et puis parfois s’éloigne, s’arrête au milieu du chemin. « Je veux renter avec vous. Maintenant, tout de suite. C’est urgent ».
Marc a encore perdu du poids. Les nouvelles de mon côté ne sont pas bonnes non plus, même si aujourd’hui, l’orage est passé. De petits caillots dans les poumons, finalement.
Je n’en reviens pas que l’on puisse mourir de chagrin, en France, au XXI ème siècle, pour des idées.
La poursuite du bonheur n’est pas inscrite dans la constitution française, mais la France n’est-elle pas le parangon des droits de l’Homme ?
Même le juge d’Avignon, qui justifie que « l’éloignement géographique (pendant 10 mois) et pédagogique du père ; la mainmise de la mère sur les sorties, les rencontres avec des tiers, l’instruction en famille ; le « poids » d’une religion aux principes sévères crée un climat de …terreur… » commence son jugement en reconnaissant qu’on ne peut trouver aucune trace, ni témoignages, de violences envers nos enfants ou d’autres personnes de la famille. Alors? Que font nos enfants loin de nous? Qui est maltraitant, ici? N'est-ce pas cette justice qui nous accable? Pouvons-nous espérer qu'à un moment donné, elle tranche pour la vérité, qu'elle accepte de stopper cette impitoyable engrenage qui n'a pas de sens?
Nous ne sommes pas dangereux pour nos enfants. Nous sommes bienveillants. Trop, sans doute. Puisque nos deux ados, lorsque leur grand-mère a menacé de mourir de chagrin s’ils ne venaient pas vivre avec elle, ne nous ont pas craint au point de mentir, de rendre de faux témoignages, même si, même ceux-là ne faisaient pas état de violences, mais d’une soi-disant trop grande pression de notre église. D’une soit-disant privation de liberté.
Le dimanche qui a précédé l’enlèvement des enfants, Ulysse et moi étions très enrhumés. Voyant que nous n’irions pas à l’église, César a haussé le ton. Ah, mais moi je veux y aller ! Il n’y avait pas de paroisse proche de la maison, dans le Vaucluse. 30 minutes de marche (20 de + avec les petits), 20 minutes de train, puis attendre qu’une famille de l’église accompagne de la gare à la paroisse. Ils auraient pu rester à la maison avec nous. Ils ont préféré y aller. C’est ça, le poids de l’église ?
A 14 ans, César a l’âge de participer au séminaire, une heure d’études des écritures hebdomadaires. Une trentaine de versets à apprendre sur une année scolaire. Une tâche si lourde…?
Lorsque nous étions en Indre et Loire, ils venaient tous les 2 seuls à Marseille, chez leur grand-mère, pour la voir et surtout, retrouver leurs amis. Ils se lèvent et se couchent quand ils veulent, ont un accès illimité à internet et aux activités de leur choix. Nous avons toujours accepté que des amis viennent à la maison, dorment à la maison. Un peu plus sélectionné, il est vrai, non pas chez qui ils vont, mais chez qui ils dorment. En respect de nos principes. C’est ça la privation de liberté ?
Nous avons toujours "mouillé le maillot" comme dirait mon mari, pour que se réalisent leurs ambitions, leurs désirs. En Touraine, je faisais 3H de trajet chaque jour pour accompagner Jeanne au conservatoire!
N’est-il pas normal que je demande à mes enfants, qui avaient entre 4 et 14 ans, de me dire où ils vont et avec qui ? Que veut ce juge ? Des enfants dont les parents ne savent ni où ils vont ni ce qu’ils font ? N’en a-t-il pas assez, d’enfants comme cela dans les délinquants dont ils s’occupent ?
Et que viennet faire les petits, dans cette histoire de famille triangulaire entre la grand-mère (et la tante), nos deux ados, et nous?
Ils ont pourtant, ces deux enfants si jeunes, clairement exprimé leurs besoins, leurs envies. Ils veulent tous les deux rentrer à la maison. Ulysse veut aller à l’école (il a changé d’avis depuis) et d’ailleurs, il y était inscrit depuis janvier, Héloïse y est opposée, ce qui a choqué le juge. Le fait qu’Ulysse manifeste le désir d’y aller ne témoigne-t-il pas de notre ouverture d’esprit à ce sujet….comme à d’autres ?
Mon aînée ne va plus à l’église, lorsqu’elle est en Belgique (elle y étudie, elle est entrée en sciences-politique hier). Elle a un petit ami. L’ais-je reniée ? l’Eglise l’a-t-elle excommuniée ?
Nos enfants ne sont-ils pas des êtres humains, qui ont le droit à l’affection de leurs parents ?
Les petits comme les grands ?
Une affection au quotidien. Pas diffusée au compte-goutte hebdomadaire.
Quelle responsabilité a-t-on donnée à cette écoute légitime des aînés, qui n’est pas passée par le filtre de la situation familiale dramatique que nous vivions à la mort du papé. Qui est devenue le bras séculier d’un haro sur les parents, responsabilisant au-delà de toute cohérence ces ados complètement dépassés par la suite donnée par les adultes. Et qui viendra peser cuisamment dans leur sentiment de culpabilité. Et la grand-mère des enfants en est morte, en effet. Loin de son fils et de ses petits-enfants.
Quelle folie. Quelles souffrances.
Après ce vendredi, une longue suite de combats s’est engagée, tous perdus par nous.
Voilà que l’assistante familiale ne veut plus venir à l’Isle sur la Sorgue. C’est trop loin, et le samedi, elle doit venir seule, elle va s’ennuyer, toute la journée, nous dit-elle, car son mari ne peut l’accompagner le samedi. S’ennuyer toute une journée… il y en a qui ont des boulos plus pénibles...pour 2000 euros par mois, ce n’est tout de même pas si pénible, non, une journée…dans un des plus beaux coins du Vaucluse….
Je reste tellement choquée. Les tensions s’accumulent.
Héloïse vient nous voir en nous expliquant qu’elle voulait devenir vétérinaire mais que son assistante familiale lui a expliqué que cela serait de trop longues études pour elle.
Evidemment, à 7 ans elle ne sait ni lire, ni écrire, ni compter comme les enfants de cet âge sont sensés le faire….comme 4/5 ème des enfants de son âge qui sont scolarisé sont sensés le faire. Car il ne faut pas oublier que de nouveaux chiffres sont tombés. 20% des enfants scolarisés sont laissés sur le carreau à la sortie des primaires.
Anaïs est avec nous, cet après-midi-là. Je crois peut-être encore plus choquée que je ne le suis moi-même.
Le soir, j’en parle avec H., l’assistante familiale. Elle a une personnalité très affirmée et une volonté d’acier. Tout va très bien, mais dès qu’elle est contrariée, l’échange se teinte d’agressivité.
Elle conforte son idée. Il faut beaucoup travailler à l’école pour pouvoir être vétérinaire. Anaïs intervient. Elle n’a pas beaucoup travaillé, et pas à l’école, elle n’a commencé à vraiment bosser qu’à 17,5 ans. Et aujourd’hui, après avoir –brillamment- réussi le jury (BAC belge) et sa prépa, elle entre à sciences-po. A 18,5 ans.
Il n’y a rien à dire, alors, H. reprend, mordante : « mais Héloïse ne sait même pas lire, ni écrire ». Il y a du mépris dans sa voix. j'en reste interloquée. Quelle estime de soi Héloïse pourra-t-elle construire auprès d'elle?
C’est vrai, elle n’en avait pas envie jusque peu de temps avant l’enlèvement, l’orthophoniste consultée nous a rassuré, pas de troubles d’apprentissages en vue.
Certaines pédagogies, dont Steiner par exemple, préconisent l’apprentissage de la lecture à partir de 7 ans. Moi, je suis assez décomplexée avec cela. Nos trois grands étaient des lecteurs précoces, qui ont tous appris en dehors de l’école.
Nous avions choisi de respecter les rythmes d’Héloïse; et c’est une décision respectable.
Je comprends bien que tous ces concepts soient nouveaux, inattendus, déstabilisants pour l’assistante familiale, mais tout de même, avec un peu de bon sens ne peut-on pas penser que des rêves de petite fille, cela se respecte, et que les principes de réalité nécessairement appliqués lorsqu’un enfant entre de force en scolarité n’interdisent pas de préserver ses aspirations, et même, de les utiliser comme levier pour l’encourager à cette mésaventure scolaire subie ?
Je sais qu'il y a aussi tant de bons moments dans cette famille, nous en avons vraiment conscience. Mais ce qui se passe mal pourrait être évité, et pèse si lourd!
Après des conversations houleuses avec la directrice du centre sociale de l’Isle (elle me raccrochera au nez) les jours passant, d’autres contraintes sont assénées. Les visites auront lieu le samedi, et à Pierrelatte ou à Orange, une semaine sur deux.
Nous avions vu les enfants le mercredi 7 septembre, lendemain de leur rentrée.
A l’Isle.
Ulysse a perdu sa première dent. Sans nous, encore. Tant de moments volés. La semaine suivante, une autre est tombée...
Anaïs est avec nous. Nous ignorions que ce serait notre dernier rdv à l'isle, et Anaïs croyait pouvoir les voir encore une autre fois...mais les dates ont été modifiées....
Marc raconte les histoires de goupil qu'il inventait le soir. Ulysse les réclame.
Petite séance de maquillage avec Héloïse. Nous tâchons de rester semblable à nous-mêmes, en tant que parents, en termes d'éducation. Mais bon, là, j'avoue, j'ai fait une entorse. Les filles semblaient si ravies de se maquiller!
Ulysse vient me raconter "en cachette" les pitreries qu'il a prévues de faire "subir" à son papa. : )
Le vendredi, nous apprenons que la visite du mardi suivant ne se fera pas, que ce sera le samedi, et pas avant la semaine suivante, donc, plus de 12 jours sans voir les enfants. Et Anaïs sera déjà partie.
Alors que ce mardi-là c’est justement l’anniversaire de Marc. Il a 35 ans.
12 jours. Une éternité.
Encore une fois, le cœur déchiré, il me semble que je ne peux plus rien supporter. De fait, je refuse d’en parler, le ton monte avec mon mari, qui veut juste en parler pour organiser ce voyage. Je ne peux pas, je ne peux plus en entendre parler.
Je suis assisse devant le bureau que j’ai aménagé dans le salon, en attendant que la pièce qui sert de bureau soit un peu dégagée des cartons de papiers.
Assise juste à côté de la fenêtre, de la porte-fenêtre. Elle est ouverte. Toujours, il y a ces volutes en fer forgé qui tournent, qui virevoltent et me donnent le vertige. Ne pas les regarder. Ne pas penser qu’il serait si confortable de se laisser glisser doucement, au long de ces branches du micocoulier qui balance ses feuilles doucement au gré d’un vent léger. SI confortable de ne plus souffrir sans cesse.
La tête entre les bras. Respirer. Ne plus penser. Ne plus rien ressentir. Juste mon souffle léger.
Penser à autre chose. Je relève la tête, je démarre un film sur l’ordi. Une comédie. Je m’enferme dans le séjour.
Nous n’aborderons cette question que la veille du départ.
Finalement, nous n’irons plus ensemble à l’Isle, alors.
Bien sûr, nous étions dehors, mais c’était un extérieur familier aux enfants. Ils étaient un peu chez eux dans la Venise Comtadine. Un peu de racines ensemble.
Là, on dépersonnalise encore plus, on dés-affecte encore plus ces rencontres. On piétine encore plus les racines, l’affect.
C’est une procédure de déshumanisation des relations, de nos rencontres.
Dès l’arrivée, à Pierrelatte, ce samedi, je ne peux plus parler à l’assistante familiale. A peine l’esquisse d’un bonjour. Mais je l’entends. Ulysse a eu un abcès, dans la gencive. C’était assez profond, plus important que ce qu’il semblait au départ. Il a fallu intervenir. Je me ferme à tout. Je serre Ulysse dans mes bras, je ne veux rien entendre de plus. Comment imaginer que nous n’avons pas été prévenus, que je n’ai pas pu au moins lui parler alors qu’il devait vivre ça ?
On me dira, il y a l’appel jeudi, tiens le coup. Mais jusqu’au bout, il y a tant de souffrance, tant de lie à boire pour vider le calice.
Notre première visite à Pierrelatte. Nous étions venu voir les petits ici, pour leur annoncer le décès de leur grand-mère. Si nous avions imaginé que cela donnerai à l'assistante familiale l'idée que tout compte fait, nous n'avions qu'à nous déplacer jusqu'ici...
Nous avons commencé par une petite visite à la bibliothèque. Très lumineuse. Mais elle ferme à midi, le samedi.
Marc nous entraîne au cimetière. Juste en face de la bibliothèque, habituellement, c'est moi qui traîne les pattes dans ces lieux paisibles, habituée à cela par mes grands-mères, et il rechigne à suivre. Puisque je ne peux le faire avec mes ancêtres, ici, en Provence, j'aime ces endroits paisibles où nous allons rencontrer ceux qui ne sont plus. J'aime aussi l'idée que les enfants ne soient pas exagérément effrayés par la mort. C'est toujours l'occasion de conversations profondes. Touchantes. Cette fois-ci, Ulysse et Héloïse ont joué les Robin des bois: ils ont récoltés quelques vieilles fleurs passées pour les redistribuer sur les tombes délaissées. Elles traînaient par terre, emportées par un coup de mistral sans doute, alors j'ai laissé faire. Cela m'a touché, aussi. Ainsi que cette démarche de mon mari. C'est comme s'il donnait un sens à cet endroit où nous rencontrons les enfants, des ailes à défaut de racines. Marc ne veut pas être enterré dans le caveau de sa famille, il voudrait racheter une concession perpétuelle dans un village provençal. Du coup, notre présence ici prend un autre sens que la contrainte des ASE.
Les journées du patrimoine ont coloré cette journée. Nous craignions qu'il n'y ait pas grand-chose à faire avec les enfants. Inauguration d'un moulin, Fifre et Tambourin. C'est une double culture qui coule dans les veines de mes enfants. Ça, ce sont les accents de leur papa. C'est de la peau de veau mort-né. Heureusement qu'ils n'ont pas bien entendu les explications. Merci à ce monsieur, Ulysse était ravi, concentré, mais ravi! "Prends-moi en photo pendant qu'on dirait que je suis le meunier et que je rentre dans mon moulin!!!!!!!!!!!!"
Nous avons même trouvé une boulangerie au nom d'Ulysse!
Un petit snack, sur la place, puis une glace, juste à côté. Journée RTT pour Gaby aussi: à défaut de rivière, Gaby a squatté à plusieurs reprises la fontaine.
J'adore cette photo, la tresse d'Héloïse et les oreilles de Gaby sont levé de la même façon, la bouche ouverte comme la gueule avec les petites dents qui dépassent, le mouvement de la main et de la queue sont identiques également, elle est un peu floue mais géniale, non?
Et comme les pigeons viennent s'abreuver sur les étages suspendus...il y avait un double intérêt à ces baignades!
L'office du tourisle, juste derrière. On passe de bonnes surprises en bonnes surprises. Super journée. trop courte. 6H.....
Un paléonthologue en vrai, c'est Ulysse qui était ravi! Et cette maquette du village et du château de Pierrelatte! Héloïse a tout de suite repéré, à l'aide du stylo laser, l'ancienne prison où nous nous trouvons. Aussi forte que sa maman! : )
Ulysse est venu m'expliquer comment on pourrait créer un coffrage vitré qui pourrait monter et descendre pour que l'on puisse jouer avec la maquette de temps en temps. Bon, il veut devenir archéologue et plombier..un peu ingénieur aussi, non?
Regardez bien, à droite, le petit escargot! Ulysse lui a fait visiter tout le musée! Rencontre des escargots fossiles et de l'escargot vivant!
Une dame mérovingienne de 30 ans, qui est morte en mettant son enfant au monde à cause d'une malformation du col du fémur gauche (les restes de l’enfant étaient dans l'amphore). Le premier squelette d'Ulysse. Hum....une journée sur le thème des défunts...décidément...heureusement que l'ensemble était plutôt gai! Mais bon, quand on veut devenir archéologue.....Ulysse était fasciné, depuis le temps qu'il demande à voir un vrai squelette...et puis rien n'était triste!
A droite, le rocher de Pierrelatte. Alors, c'est Gargantua qui s'étant arrêté à Pierrelatte a enlevé un caillou de sa chaussure, et voilà le rocher y est depuis. Le paléontologue à une autre version. N'importe quoi, ces scientifiques.
Le musée de minéralogie et paléontologie de Pierrelatte, ouvert le samedi, à l'occasion des journées du patrimoine.
J'aime le côté poudré crayeux de celle-ci, la petite touche de bleu sur la droite, la végétation elle même qui semble passée, vieillie; le visage sérieux d'Héloïse sur ces pierres usées, tant de fois centenaires. Elle est assise sur les marches d'une ancienne prison, elle en sort, tout un symbole, dans cette vieille France qui nous fait oublier un peu celle qui nous kidnappe nos enfants et nous torture.









































































































































































