Des nouvelles du kidnapping des enfants par l'Etat.

Les plus jeunes vivent leurs angoisses comme il le peuvent. Ulysse ne veut pas dormir seul dans sa chambre et rejoint souvent Héloïse dans son lit...trop mignon, même si les raisons profondes des ces escapades nocturnes me font tant de peine...
Beaucoup de personnes m'ont demandé des nouvelles....
Mais je n'arrivai pas à écrire à ce sujet, ici.
Aujourd'hui, alors qu'il y a de vrais moments de bonheurs qui émaillent notre quotidien, je revis avec une acuité particulière l'enlèvement des enfants ce 17 mai 2011. Je me demande encore comment nous avons pu survivre à cela. Et le chagrin qui m'envahit est un abîme où il me semble parfois que le vertige de la douleur va m'emporter.
Voilà un an que mon beau-père est décédé et que toute cette folie haineuse a pris corps dans le coeur et l'âme de ma belle-soeur. Avec le temps, je pense de plus en plus que ma belle-mère s'est simplement laissée emporter, vaincue par le chagrin mais encore animée par l'espoir fou de pouvoir obtenir la garde de mon fils aîné, maigre compensation de tout ce que sa propre mère lui a volé durant sa vie entière.
Lorsque nous sommes partis avec le second camion, je la revois encore, les épaules affaissées, les yeux hagards.
Cette image -là me restera gravée à jamais. J'ai pris conscience à ce moment-là que nous n'avions pas agi comme d'habitude. Marc ne s'est pas mis à genoux pour "demander pardon" et moi non plus, pour accéder à leurs requêtes. Sans doute parce que nos enfants étaient placés, que mon beau-père n'était plus en vie, nous n'y avons même pas pensé, ou si peut-être mais Marc y était totalement opposé. Et sans doute ma belle-mère ne s'est-elle vraiment rendue compte des conséquences terribles de ses actes qu'à ce moment-là. Lorsque je vois à quel point mes enfants ont été comme embrigadés par une secte par ma belle-soeur, je peux croire que ma belle-mère ait été manipulée elle aussi.
Cela n'enlève rien à ce quel a fait, ni à l'insidieuse éducation toxique qu'elle a distillée dans le coeur de mon aîné.
Alors, le 9 décembre, nous voilà au tribunal. Sans notre avocate -quelle erreur-, qui est en vacances. Nous n'avons appris la date de l'audience qu'une semaine auparavant et n'avons eu que peu de jours pour nous décider. Reporter? Y aller sans avocate?
Il me semblait complètement fou d'imaginer reporter l'audience: c'est nous qui la réclamons à corps et à cris.
J'ai eu un sentiment de défiance profonde vis-à-vis de la procédure marseillaise, de l'ASE, du tribunal, mais mon mari voulait croire que nous aurions enfin un magistrat clairvoyant, juste.
Alors, nous préparons une longue plaidoirie, 15 pages, nous y passons toute une nuit et nous y allons.
Les 2 ados ne veulent toujours pas mettre un pied à la maison, il leur arrive de venir jusqu'à notre porte, et même, d'entrer dans le hall, mais ils ne monteront jamais dans l'appartement. Il y a un mur, de la colère, de la défiance, de leur part. Ils sont incapables de le justifier, je vois qu'ils répètent à l'infini les mêmes phrases, encore et encore, qui ne sont manifestemment pas de leur cru. Embriguadement. Lavage de cerveau. Secte.
La magistrate est plutôt aimable, mais refuse de nous laisser dire notre plaidoirie comme l'aurait fait un avocat. Nous somme décontenancés. Encore une fois, des choses essentielles vont s'échapper. César est remonté comme un coucou, et vu la tournure que prennent les évènements, moi aussi. Marc tempère comme il peut. Jeanne s'écrase sur son siège, se cachant derrière un rideau bien tendu de cheveux. Je suis assise juste à côté d'elle, il me semble que je peux percevoir l'intensité de son malaise. Je la touche, lui masse les épaules, lui demande de ne pas s'inquièter. J'ai tant de peine pour elle.
La juge balaie d'un mouvement de la main la question religieuse. L'ASE du Vaucluse semble avoir régler la question sans que personne n'ose y revenir. La question de la scolarité est aussi sur le devant de la scène et là, la magistrate me regarde dans les yeux en me disant "vous savez que ce n'est pas ce que l'on vous reproche madame Lauthier".
Et bien non, là, pour le coup, je ne vois pas.
L'assistante sociale référente du Vaucluse ne vient-elle pas de dire que j'aurai bien besoin d'être un peu plus ferme avec mes enfants? Comment la question des "violences aggravées" pourait-elle encore être au coeur des débats, alors qu'elle est elle aussi réglée depuis de longs mois? L'ASE du Vaucluse fait des démarches depuis juin pour que nous puissions récupérer au moins les petits. Un mois "d'isolement " a suffit pour que transparaisse enfin l'évidence de la non-violence de notre éducation. "Les jeunes enfants sont natures", nous avait dit l'AS, "leur comportement ne ment pas, vous n'avez pas maltraité vos enfants". Mais il a tout de même fallu de si longs mois pour que nous les récupérions enfin.
La magistrate interpelle mon mari (vous vous rappelez, il est soit-disant soumis, etc....) parce qu'il n'intervient pas. Mon mari rétorque sèchement: "Depuis le début de l'audience vous ne vous adressez qu'à mon épouse!". C'est tout à fait vrai. Et plusieurs fois encore, il interviendra de manière très ferme.
On revient avec les histoires d'école, d'enfermement, de dé-socialisation. Patiemment mais fermement, moi aussi, je démonte tous ces arguments....qui sont pourtant invalidés par le contenu de notre dossier dans le dossier de la magistrate, celui qui n'est jamais lu, que tout le monde évacue d'un geste de la main.
J'y repensais ce matin, avant de vous écrire ici. Dès que nous sommes arrivés à l'Isle sur la Sorgue, César a été inscrit à un club de sport, nous avons souhaité qu'ils s'inscrivent à la structure d'acceuil des jeunes de l'Isle, ils n'ont pas voulu, mais nous les y avons emmené "manu militari" malgré tout. Ils s'y sont plu. J'ai rencontré le proviseur du lycée de la ville, inscrit Ulysse à l'école du quartier, puisqu'il souhaitait tenter l'expérience....où est l'enfermement?
Mais toujours, des justifications, bien inutiles devant le rouleau compresseur de cette dictature.
Alors voilà, lorque la juge a demandé si César mentait, j'ai répondu la vérité sans ciller. Oui. Il ment.C'est mon fils, Cela n'enlève rien à l'amour que je lui porte. Mais oui, il ment. Il est enfermé dans un conflit de loyauté terrible. Je voudrais l'en libérer.
L'ASE du Vaucluse vient à notre secours au sujet de la belle-soeur. Il n'est pas question qu'elle puisse être en contact avec les enfants. Le foyer, (qu'elle a menacé!) témoigne également des manoeuvres toxiques dont les enfants sont victimes, de sa part.
Je réaborde la question de l'instruction en famille.
La juge a beaucoup parlé....encore une....il semble que la magistrature française ait l'étrange besoin de s'exprimer et surtout d'exprimer ses vues plutôt que d'entendre celles de ceux dont elle manipule la vie....
Au terme d'une de ses longues interventions, une phrase a été prononcée, étouffée, presque murmurée.
Mais j'écoutais, moi, et ce qui semble avoir échappé à tout le monde m'a pétrifié sur place.
"....afin que ces enfant soient menés dans une éducation laïque et à l'école jusqu'à leur majorité....."
Je ne comprends pas s'il s'agit des grands ou des plus jeunes aussi, je demande donc à la juge quelle est sa position au sujet de l'instruction en famille, pour les plus jeunes.
Elle me répond qu'elle laissera le soin de cette décision à l'ASE marseillaise.
Je rétorque que l'ASE n'a ni les compétences, ni les prérogatives pour prendre ce genre de décision.
L'inspectrice générale de l'ASE est présente. Elle intervient, me dit qu'elle peut agir avec intelligence. L'ambiance se tend à l'extrême.
Un peu plus tôt, j'avais suggéré à la magistrate....et aussi à toutes les personnes présentes, de s'engager en politique, afin de pouvoir modifier des lois qui ne leur conviennent pas, les enjoignant, en attendant, de les appliquer stricto sensu.
Bon, finalement, je prononce le mot chantage, la juge s'emporte. Elle refuse que ce mot soit utilisé dans son bureau. Ah bon? Pourquoi ne pas nommer ce qui est?
Et je me fais sortir du bureau en question.
César, et un peu Jeanne aussi, sont toujours prisonniers de ce conflit, mais d'entendre des adultes dire que le comportement de leur tante est...disons....inadéquat, les a soulagés.
Au sortir de l'audience, je vais les voir.
Je leur annonce que je ne les visiterai plus.
Je ne suis pas visiteur de prison.
Le lendemain, jour de visite, mon ari se rend seul au foyer.
Les enfants demanderont à pouvoir venir à la maison.
Et très rapidement, dès les vacances de Noël, à pouvoir réintégrer le foyer parental.
"On" ne nous laissait pas récupérer les enfants parce qu'"ils" ne voulaient pas revenir. MAIS, alors qu'ils en manifestent le désir, ils ne peuvent toujours pas rentrer, "on" ne nous laisse pas les récupérer.
Car ce serait ouvrir la porte à l'exercice de nos droits.
Et il n'y a même plus de justifications.
Juste.....le retour doit se faire progressivement.
les gendarmes peuvent arracher des enfants à leur foyer en 30 minutes, mais il faut de longs mois pour pouvoir récupérer dans leur foyer naturel nos enfants.
Entretemps, mes ados vivent des choses, au sein du foyer, totalement anormales, violentes et "inadéquates" que je n'aurai jamais voulu que mes enfants vivent.
Comment se sortir de cette situation kafkaïenne?
Des petits bouts de vie normale, le WE. Un match de foot et un peu de facebook.Mais pendant les vacances, alors que les grands venaient librement à Noêl, ce fut très très restreint pour les vacances d'hiver.....
On prend des petits moments pour de l'instruction, mais le foyer nous laisse un accès extrêmement limité à l'instruction et l'aide à l'instruction des grands....
Héloïse galère à l'école, nous organisons du soutien avec du matériel, mais l'école prend tant de temps déjà....

Anaïs est venue 4 jours avec ma petite soeur, son amoureux et son bébé tout neuf: Noé!

Une occasion pour la fratrie de se retrouver.

Et pour les filles de pouponner!


Un petit tour dans nos merveilleuses calanques....


....comment ça, je ne peux pas emporter tous les cailloux du chemin?!



Les missionaires, les potes d'Anaïs, et le grand panda qui est la génèse de mon nom sur le net!




Un chili, commandé par ma petite soeur, dans la salle culturelle de la paroisse!

Toujours, nos petits tours du dimanche au bord de l'eau....
Et à partir de mars, nous avons remis les pieds dans l'eau!
Les petits sont tout le temps malades, mais nous sommes parvenus à visiter l'observatoire, tout de même! Ulysse était comblé!

Education politique en live, j'ai emmené César et jeanne au meting de Mr Sarkozy.

Jeanne était ravie!!!!Elle lui serre la main! ; )
Tarte à la Guesta
Que faire avec des restes de fromage?
Dates limites, voire dépassées, fromages au goût un peu trop fort....ou à la texture trop sèche parce que je ne l'ai pas emballé.
Je rassemble tout dans une assiette, pianote sur google pour trouver cette recette.
Bon, je n'ai pas de crème (enfin si, mais la date dépassée pour de la crème fraîche, je n'ose pas). Mais j'ai 2 petits suisses périmés depuis le 5 février.
Je n'ai pas 100 gr de beurre, il en reste moins de la moitié, mais j'ai du faux beurre bio dépassé depuis 3 jours.
Bon, le harro sur le frigo n'était pas de trop, visiblement.
Je rassemble tous les légumes qui font un peu la tête, gratte, trie, lave coupe, hop, un bon bouillon, c'est de circonstance......(rien à voir avec la tarte.....)
Je sors la farine pour préparer la pâte, je filme, je planque au frigo, zou, le four à 180°, j'attaque le fromage. Coupe, râpe, touille.
Marc passe par là. Il est horrifié.
-"Mais ce fromage est tout dur, et celui-là est tout sec, celui là tout coulant c'est dégueu.....celui-là, ça va, comment ça, la date est dépassée? mais tu vas nous empoisonner!"
Bon, en même temps, au bout de 16 années de lubies, de pâtés végétariens, et autres expériences culinaires, il a rarement été déçu....
Mais là, ma lubie: "on consomme les restes" le laisse très septique voire, dégoûté.
Alors voilà le résultat:
Et comme cha ch'est un bon mari, tout de même, il a goûté et......adoré!
Même qu'Héloïse a laissé tomber la pizza de ce soir pour ma tarte.....à la guesta.
En souvenir de Jeanne qui appelait comme ça les merveilleux pâtés de pâte à modeler que nous faisions consciencieusement semblant de manger!!!
Nouvel an
Christmas
Ulysse a reçu sa batterie (merci le Bon coin...) ce sont les voisins qui vont être contents!
Concentration maximum!!
Arriver à faire briller les yeux d'un ado....! : ) et faire sourire une petite fille réfractaire aux photos!!
Notre album de Noël. Les grands n'ont pas eu le droit de dormir à la maison, mais ils y viennent avec plaisir!
Notre aînée était en Belgique, examen oblige...un peu dur!!
Des nouvelles la semaine prochaine, avec le compte rendu du jugement que nous aurons demain.
Album de Noël
Albums de Noël en écoute gratuite sur deezer....
Un vrai bonheur!!!
Une petite précision: on est limité à 5 chansons mais avec un compte facebook, c'est accès illimité!
Certaines chansons sont coupées....tout n'est pas parfait dans le monde du "free"!....
Je vous envoie les liens:
Au départ, j'en ai eu l'idée grâce à une copinaute de la liste Arboressences (le site), une liste de discussion d'Instruction en famille, qui a envoyé un lien vers cet album de Carmen Campagne, très chouette pour les enfants:
On peut le feuilleter et avoir les paroles en texte ici.

Et de là, c'est parti pour la distribution de surprises!!!
Celui-ci est multi-chanteurs: Johnny Hallyday; Florent Pagny; Nana Mouskouri; James Brown; Stevie Wonder; Abba; Michael Jackson; Les Petits Chanteurs A La Croix De Bois; Les Petits Chanteurs A La Croix De Bois; etc....trèèèès éclectique!!

J'ai beaucoup aimé les arrangements...et sa voix magique.... l'album de Julie Andrews
Elvis!! Gospel et chants de Noël.

60 comptines et formulettes de Noël, mais tout n'est pas encore encodé.

J'ai beaucoup aimé cet album, que j'ai trouvé très doux et dont les chants et les arrangements sont vraiment variés, avec plusieurs thèmes de type "berceuses".

Bienvenue chez le Père Noël!
Sur le blog homeschooling, j'ai décortiqué le lien qu'un internaute m'a envoyé: une formidable surprise!
Chuuut à cette heure-ci, le Père Noël dort!

Un peu d'O2 à Marseille!
Dimanche 4 juillet...euh...non....4 décembre...
Parmi toutes nos tourmentes, de vrais moments de bonheur. Dimanche matin, l'Eglise, le repas pris à la chapelle et à quelques pas, la mer, dans laquelle nous ne résistons pas à plonger en ce début d'apm. Nous avions pris une serviette, si ça continue, la prochaine fois, ce sera les maillots!. Après le ressourcement spirituel , et amical, un ressourcement dans la nature pour préparer une semaine ô combien chargée. En travail et en émotions. J'adore Marseille.J'adore mes enfants. Leur joie, leur émerveillement me comble de bonheur et de paix. Je suis si reconnaissante pour ce temps si clément.C'est une vraie bénédiction pour notre moral!
Des vagues, ici, c'est plutôt rare, ma jupe était trempée et j'ai fini par déshabiller les petits. Ce joli soleil hivernal chauffe encore bien finalement!
Déjà, dimanche dernier, nous étions passés par la plage avant de rentrer. Les petits étant à l'école, leur contact avec la nature est plutôt restreint....alors, c'est une vraie bouffée d'O2, relative en ville évidemment, que nous prenons ici!
Pas de vent, eau tiède, mais pourquoi n'ais-je pas emmené de serviettes?
entre la plage et la corniche, une aire de pins sur une colline...
petit bois de pins, besoin d'un petit bout de nature quand on vit en ville...collecte de pommes de pins...au soleil, pour Noël....décidément surréaliste...!
la piscine d'Héloïse!!!!!!!! et oui....le CNM de Marseille!La première fois, elle a rencontré Camille Lacourt!
samedi, visite avec les grands, pique-nique pizza/crêpes. 26 novembre
après le pique-nique au soleil, un atelier cartes de Noël. Un peu surréaliste....
Thanskgiving
Chaque année, depuis 2004, nous organisons Thanskgiving à la maison pour les missionaires de notre église.
Ils sont le plus souvent américains, mais cette année, nous avons une jeune mongole et...un parisien!
Soeur White est californienne et était un peu triste de passer son premier thanksgiving, loin des siens, dans un pays où on ne le fête pas.
Mission accomplie et sourire au menu!
La maman d'elder Livingstone lui avait envoyé un colis. Farce, pour la dinde et la tarte au potiron, sauce, gelée, etc...Mmmmmm!
Les desserts ne sont pas sur la photo mais nous nous sommes régalés! Tarte au noix de pécan (et cela ressemble furieusement, pécan exclu, aux tartes au sucre de mon plat pays) et une autre au potiron.
Un petit moment pour une action de grâce, pour dire merci, pour la nourriture spirituelle que les missionaires nous ont apportés.
Et tant qu'à faire, comme dirait mon mari, une bonne occasion de faire la fête et de manger une excellente dinde!!
Dinde, maïs, farce, airelles, pêches à la cannelle, sauce brune (directement des US), purée de patates douces (miam!) et petits mains de maïs. : )
Nous avons reçu un invité surprise: Robert est le papa d'une amie, il est accordeur de piano, entre autres, et c'est avec plaisir que nous avons partagé notre repas avec lui!!
Alors, une fois encore, merci!!!!!!

Théâtre antique d'Orange (voir l'album dans la colonne de gauche)
Journée du patrimoine à Pierrelatte
Durant les mois de septembre et octobre, nos avons partagé les visites du samedi entre
Pierrelatte et Orange:
les petits ont adoré le théâtre d'Orange et nous y sommes retournés chaque fois.

Fabrication d'une lampe à huile
Durant la dernière visite avant de retrouver nos enfants à la maison, il y avait une
activité organisée au Théâtre d'Orange.
Il s'agissait de fabriquer des objets usuels et des jouets de la même manière
que les romains.
Nous y avons passé la journée, finalement, avec un petit break à midi pour
un resto chinois (pas du tout dans le thème, mais avec un chouette aquarium
poisson!)



Des mosaïques, bravo Héloïse, très concentrée!


"Les ateliers “Au temps d’Auguste” ont débuté hier au théâtre antique.
Comme Héloïse et Ulysse, accompagnés de leurs parents,....":
nous avons même eu droit à un encart dans le Dauphiné, décidément,
la médiatisation nous colle à la peau malgré nous!!!
Quelques nouvelles du placement des enfants.
Les choses bougeront peut-être un peu en décembre avec la juge marseillaise qui devra se saisir du dossier.
Nous récupérons tout de même les plus jeunes, avec une obligation de scolarisation.
Ils sont « placés » chez nous, ce qui normalement est assez lourd.
Parce que nous n’en avons toujours pas « la garde » et par l’intensité du suivi éducatif.
Enfin, c’est ce qui avait transparu lorsque les services sociaux nous ont parlé de ce type de placement pour la première fois.
Il y a eu un effet rebond de ce jugement en appel hallucinant, c’est la désolidarisation de l’aide sociale à l’enfance.
Je m’entends assez bien avec la référente (assistante sociale) mais je me suis pris le nez à plusieurs reprises avec la directrice qui a été jusqu’à me raccrocher au nez. Nous nous sommes disputées, enfin, je me suis disputée, pour des questions horaires.
Une heure de plus ou de moins, c’était si important pour nous !!!!
Nous devions récupérer les petits « à partir du 30 octobre » donc, dans les faits, après le 2 novembre, puisqu’il y avait les fériés, etc….
Le vendredi 21 octobre, nous recevons un coup de fil de l’AS. Elle a bien reçu ma copie du jugement en appel, me dit qu’elle n’en a jamais vu d’aussi long et d’une « telle teneur ».
Bon, c’est surprenant parce qu’elles sont habituellement réservées au sujet de l’institution judiciaire. Enfin, en même temps, cela reste un commentaire plus que « soft » lorsqu’on voit la teneur du jugement en question….
Dans la foulée, elle me demande si Marc peut poser un jour de congé mercredi 26/10, pour récupérer les enfants, soit une semaine avant la date prévue.
Arrivés sur place, La directrice nous reçoit dans son bureau.
Elle démarre sec, en gros : « Ca suffit comme ça maintenant, ça commence à bien faire », nous on se demande une seconde ce qu’on a encore bien pu faire, mais elle enchaine très rapidement : « J’ai écris à la juge pour lui dire que je vous rendais les enfants maintenant parce que…parce que c’est comme ça». (Ce n’est pas au mot près, mais c’est ce que nous avons retenu de ce début d’entretien).
Là, on a senti la désolidarisation comme une fracture nette. Ce n’était pas fini.
On aborde le sujet de l’école.
Le « c’est mieux pour les enfants « s’est transformé en « Nous sommes obligés d’appliquer la mesure judiciaire même si elle est illégale ».
Le sujet de la religion. « Il est hors de question que nous abordions le sujet de la religion, la France est un pays laïque, nous ne nous lancerons pas sur cette pente glissante ».
Je rappelle que ce n’est pas ce qui est dans les jugements.
Elle me répond que dans le cadre de « SON » service, il n’est pas question d’emprunter ces chemins-là.
Bon.
Finalement, nous avons le droit de quitter le territoire avec les enfants, d’aller à l’église, et nous voyons un éducateur…1H par semaine, qui en plus , à l’heur d’être ouvert, intéressant et sympa.
Bref un placement en famille qui se révèle être un AEMO light.Enfin, après réflexion, c’est ce qui nous semble. Même si l’option « l’éducateur peut emmener les enfants pour des activités » nous a profondément perturbés au départ….ils sont chez nous, ou pas, finalement ?
Donc, oui, nous espérons que ce retournement spectaculaire et tellement justifié des services sociaux sera suivi d’autres faits (un appui auprès de la justice) et influencera positivement la justice marseillaise en décembre.
Car finalement, nous sommes accusés d’instaurer un système éducatif trop rigide, d’être trop autoritaires et…d’avoir choisi l’IEF.
Moi, je ne sais pas, mais bon, c’était unscho à la maison, lever /coucher quand les enfants voulaient, accès illimité à internet, les ados voyageaient seuls, et souvent, pour retrouver leurs potes. Ou les invitaient à la maison.
Bon, à la maison, c’est « pas d’alcool, pas de tabac, pas de drogue, pas de thé, pas de café, et pas de sexe en dehors du mariage ».
C’est vrai.
Les enfants avaient entre 4 et 14 ans au moment de l’enlèvement, pas encore hyper concernés par ça.
Ma grande transgresse certaines de ces interdictions, elle n’est ni reniée, ni rejetée, ni excommuniée.
Je dirai qu’ils (belle-famille, gendarmes, certains services sociaux, pas l’ASE, justice d’Avignon et Nîmes) ont essayé de taper sur un peu tout en n’osant pas s’attaquer de front au départ à la question non-sco, mais, aujourd’hui alors que les assertions délirantes de l’AS du juge aux enfants d’Avignon (j’aurai dit que mon mari essuyait les fesses des 2 ados quand ils vont aux toilettes…) s’essoufflent de conneries et de vacuité, puisque nous avons les pieds dans l’eau, la justice n’hésite pas à partir dans l’illégalité la plus totale en nous obligeant à scolariser les enfants.
Nous avons inscrit les enfants dans une école privée.
Ulysse, 5 ans, le vit très mal. Le second jour, il s’est accroché à toutes les barrières qui bordent la rue. Sur place, il reste en retrait. Bon, il s’est fait une copine, ça aidera peut-être à faire passer la pilule. Et son instit est adorable. Patient, et trèèèès cool. « Oui, il y a des évaluations à la fin des GS, mais ce n’est pas mon principal souci », lui, ce qui l’intéresse, c’est que « l’enfant progresse tout au long de l’année, et à son rythme ».
Ouf !
Parce qu’Ulysse est mûr pour la lecture, bien plus avancé que la moyenne pour les maths mais alors son graphisme….c’est bien simple, il n’en a jamais fait….niveau petite section, et encore…
Bon, il a du abandonner l’idée de s’habiller en pirate, en spiderman, en martien ou de mettre un casque de coureur automobile suivant ses élucubrations personnelles, mais ça, ça a l’air d’aller.
L’éduc va encore dire que je marginalise mes enfants. C’est vrai que samedi dernier, il s’est promené ave nous en ville en capitaine de vaisseau pirate. Héloïse trouvait ça un peu bizarre, mais lui l’assume très bien. Et répond aux passants qui l’abordent qu’il est un vrai pirate. Non mais.
Héloïse a 7 ans, est en CE1 et ne sait ni lire, ni écrire, ni compter.
Yes.
Ben oui, le unscho, c’est du unscho….
Au début, son instit a failli faire une attaque. J’ai tâché de la rassurer, et elle l’a été toute seule lorsqu’elle a vu Héloïse, qui en expression orale, vocabulaire et culture générale, caracole allègrement. Nous faisons parallèlement un apprentissage accéléré qui fonctionne très bien, parce qu’à force de manipuler les alphas, les lettres montessori etc…en disposition libre, il y a tout de même de solides ancrages qui se sont formés.
Pareil pour les maths.
Ca demande 2 fois plus de boulot. Elle a pleuré le premier jour « d’instruction à la maison préparatoire à l’école », de stress de se retrouver avec des enfants qui savaient déjà lire et parce que son assistante familiale a été très méprisante à ce sujet (difficile de dépoussiérer les conceptions archaïques de l’apprentissage), et qu’Héloïse l’a perçu, mais je suis parvenue à retrouver sa confiance en elle, tapie bien au fond quelque part.
Bref, Héloïse, très opposée à l’école, en prend son parti. Plutôt bien.
Nous n’avons eu qu’un rdv avec l’éduc. Mais bon, eux, ce qui les intéresse, c’est que nous ne pratiquions pas l’absentéisme à tout va. C’est ridicule, cela irait contre l’intérêt des enfants. Déjà qu’ils vont devoir s’accrocher, si en plus on leur fait manquer l’école….
Et moi….ça m’emmerde, mais ça m’emmerde….(pas l’habitude d’être grossière, mais là, je lâche la pression) la présence des enfants ne me console pas des emmerdements générés par la scolarisation.
Par exemple, jeudi soir, les enfants exhument une pochette avec de jolis autocollants de DJECO, drôlement chouette, d’ailleurs.
On discute ensemble de l’endroit où ils pourraient les installer. Sur la pochette il y a une suggestion de présentation, je propose à Héloïse de lui dessiner un arbre, au mur, où elle pourra installer tous ses animaux.
Super. Mais il est déjà presque l’heure d’aller au lit (ça c’est nouveau, évidemment). Procrastiner encore ? On n’arrête pas de leur dire + tard, + tard….bon, on a fait ça « tout de suite ». Mais devinez qui a voulu son île déserte avec océan et ailerons de requins pour installer les pirates ? Ben tiens…bref, on avait déjà dépassé l’heure du coucher d’une heure…et me voilà en train de me fâcher parce que mon mari raconte une histoire trop longue à Héloïse derrière….tout en ayant bien conscience de l’incroyable…absurdité (débilité ?) de ce que je suis en train de dire.
4 allers-retours quotidiens...et je suis au 3 ème sans ascenseur....
C’est vraiment insupportable. Comme si nous devions renoncer à notre mode de vie parce que nous devrions être si reconnaissants d’avoir pu récupérer les enfants.
Je vais encore me battre dans la légalité pendant cette année, mais il faudra que cela change parce que je ne passerai pas 2 ans comme ça.
Cette semaine, il n’y aura que deux jours d’école.
Hier soir, nous avons essayé de contacter la famille d’accueil, pour donner des nouvelles. Héloïse a refusé de leur parler, contrairement à Ulysse.
Nous réessayerons. Je ne sais pas comment je dois agir à ce sujet. Cela ne me semble pas très bon d’agir comme si cet espace temps n’avait pas existé…

La bibliothèque de Pierrelatte:un endroit très clair, lumineux.
Nous nous y retrouvions le matin.
Les enfants nous ont demandé de visiter le cimetière.
Un grand vent avait dispersé quelques fleurs en tissus.
Les enfants les ont récoltées et redistribuées aux tombes sans fleurs.
Plus de rivière pour Gaby, à Pierrelatte, une fontaine l'a remplacée!
Le Musée d'archéologie était ouvert pour les journées du patrimoine,
à Pierrelatte, Ulysse a adoré!
Le premier squelette d'Ulysse. Il était fasciné!
Mais euh...cela faisait un peu macabre, comme journée,
heureusement qu'il y a eu le chant des fifres pour enjouer tout ça!!
Un petit tour au manège, pourtant, c'est le théâtre que les enfants
ont réclamés à chacune de nos visites à Orange.
Nous sommes allés aussi une fois au cinéma, ce qui était formidable,
c'est que nous avons pu visiter une salle de projection: nous somes loin
des dvd!
A pierrelatte, nous allions manger au "Bon coin", un resto-ferme
d'animaux excentrique avec des dizaines de poules de race particulières
en liberté, des ânes, des poneys, des chèvres....
Et même un mix cochon sauvage/sanglier pour qui nous avions ramassé
des glands. Pour lui, c'était Noël!!!
Les semaines suivantes, toujours à Pierrelatte, il y avait la semaine
de la science, pour l'occasion, nous pouvions essayer gratuitement
un simulateur...j'aurai adoré tâté de la formule 1, mais nous avons choisi
la moto-neige, qui était accessible aux enfants. Avec souffle de vent,
grand gigotage...Marc n'a pas voulu essayer, au second tour,
j'étais un peu nauséeuse, finalement, Ulysse et héloïse ont fait un dernier
"tour" tout seuls. C'était amusant et impressionant!
Les décors de cet espace en font un endroit vraiment à part et
très amusant pour les enfants (les grands aussi!!)
Nous avons terminé par la visite de la parfumerie.
C'était joli, mais moyennement didactique, un peu "court" et
très commercial....
En septembre, Anaïs a pu revoir ses frères et soeurs.
Je n'en parle pas beaucoup. C'est qu'ils sont ados et pas très désireux
je suppose de retrouver leur vie étalée sur un blog.
Même s'ils ne l'ont jamais exprimé ainsi. Et quoique l'univers virtuel
soit une partie de leur univers.
La situation est compliquée, avec eux. Pourtant nos relations sont bonnes.
Ma belle-soeur poursuit ses manoeuvres de pollution. Nous ne pouvons
complètement l'empêcher, mais aujourd'hui, les services sociaux y sont
vraiment sensibles, et nous avons confiance dans l'attitude du foyer
qui les héberge.Ma belle-soeur avait emmené des cadeaux, le jour de
l'anniversaire de César. Marc l'a aperçue de loin, c'est psychologiquement
difficile pour lui.Les cadeaux attendent depuis un mois dans le bureau
de la responsable des éducateurs. Il faut passer par Marc pour les transmettre
à César. C'est reconnaître son statut de père, le fait qu'il exerce toujours
l'autorité parentale. Elle refuse tout cela. Elle n'est dans le "paysage"
de notre famille que depuis le mois de mars, mais exerce tant
de mauvaises influences et fait tant de mal....
Sa vie doit lui paraître bien terne et triste pour se mêler ainsi de la nôtre,
vouloir s'approprier nos enfants.
La situation semble évoluer pourtant, et nous gardons espoir
que justice nous sera enfin rendue.
Appel perdu
Appel perdu.
A vrai dire, perdu avant même qu'on entre dans la salle d'audience.
Le refus de César et Jeanne de rentrer à la maison est le seul argument avancé par la juge.
On a bien eu des "désocialisation/déscolarisation", Ah! ça!
L'instruction en famille et ses clichés....
Nous avons produit une impressionnante liste de pièces d'activités extérieures, de témoignages de familles qui recevaient nos enfants et réciproquement, etc...rien à faire...
Une nouveauté cette fois-ci: pourquoi TOUS les enfants?
J'explique. Quand j'arrive à la 4 ème, on me dit
-"Ah, mais c'est normal elle suit les grands"
et si je réponds que le 5 ème veut aller à l'école, donc que l'argument tombe, silence radio.
Quand on me dis que je n'"individualise" pas, je réponds:
-"Si, j'individualise, Ulysse était inscrit depuis janvier à l'école, ma grande a fait une terminale, nous étions en démarche pour inscrire César".
Silence radio aussi.
On m'accuse d'avoir transformé ma maison en "taudis" (faut voir la description des AS....et j'ai réussi à ne pas répondre), la juge interpelle mon mari à ce sujet. L'avocate intervient.
Les "violences" reviennent sur le tapis:
-"Oui, il n'y en a aucune trace" dit la juge (et de fait même ma belle-mère avait dit qu'elle nous soupçonnait mais qu'elle n'avait été témoin de rien....
-"Mais alors pourquoi les grands ne veulent-ils pas renter au foyer?"
Ben....ce sont des ados à qui on propose un appart et une totale liberté, en perspective, on se le demande....
Mais bon, ça je ne peux pas le dire, je suis juste une mère incapable d'entendre la "souffrance " de ses enfants.
Il faut bien reconnaître que pour avoir pondu deux gamins aussi cruels, menteurs et égoïstes, je dois bien avoir fauté quelque part. Et ce, même si il y avait une personne toxique dans leur entourage qui leur montait le bourrichon.
Ils ont vus, et instigués sans sourciller, le placement de leurs plus jeunes frère et soeur. L'expulsion de leur parents. Le haro des AS, des tribunaux.
L'image des enfants-soldats me revient sans cesse.
Evidemment qu'il y a un problème psychologique, voire psychiatrique, grave. Ce serait peut-être bien de demander une expertise, psychiatrique, puisque finalement c'est la seule chose qu'on nous reproche ET qui justifie le placement selon les magistrats.
Et nous avons assez souvent fait appel à des orthophonistes, des ergos, etc..., à des pédo-psychiatres, que pour prouver que nous avons toujours su nous tourner vers des professionnels lorsque nous sentons que le problème nous dépassent.
Ce n'est pas en voyant les grands deux heures/semaine, alors que la tante, qui leur a offert à chacun un tel. portable dernier cri, coup de fil et internet illimité, les martèlent quotidiennement au tel, que les choses vont s'organiser.
Le discours des grands, que je ne vais pas reproduire ici, puisqu'ils ont un accès à la lecture de ce blog, est vraiment inquiétant. Notamment lorsqu'ils parlent de leur grand-mère. mais personne ne réagi.
On dirait que le fait qu'ils soient présent dans un établissement scolaire suffi à garantir un épanouissement personnel.
Que l'établissement en question soit absolument inapte à leur porposer des solutions à leurs troubles d'apprentissages, qui sont réels et qui, en eux-mêmes, explique déjà une bonne partie de leur mal-être, ne trouble personne.
D'ailleurs, il n'y avait personne pour assister à la réunion parents/profs de Jeanne, et ce sera pareil pour celle de César....
Durant cet audience, j'ai été complètement désorientée.
L'avocate a fait une super plaidoirie...dans le vent.
Les grands ne veulent pas rentrer, donc, nous sommes coupables!
De quoi? Et bien, personne ne peut le dire....mais "les grands souffrent".
Le psy du foyer les trouvaient en pleine forme, sans aucune trace de souffrance psychologique. Pour deux ados qui sortent d'un climat de terreur...aucune expertise psychologique n'a été demandée.
Mais ils souffrent. Ils le disent, donc, c'est vrai.
Point barre.
Cela fut le leitmotiv de toute cette audience cauchemardesque.
C'est normal, une audience où la juge parle plus que les personnes et l'avocate????????
Mais nous récupérerons les petits. Comme prévu en juin dans le jugement.
Le temps que l'administratif se fasse...et l'administratif, avec ces histoires de transfert de département, on en aura au moins pour un mois....
Tant que le jugement se fera en France, nous ne nous en sortirons pas, l'avocate a reconnu elle-même qu'elle avait sorti toutes ces cartouches.
Tout le monde se contrefout des témoignages, des preuves de socialisation comme les clubs de sport, etc... tout ce qui compte c'est "les ados disent vivre dans un climat de terreur", ce n'est pas normal.
Aujourd'hui, si nous mentons, pour "nous en sortir" en disant "Oh ces pauv's ados terrorisés, on demande pardon". Non seulement, ce serait faux, mais ce serait invalider tous les témoignages que nous avons reçus.
Tout ce que nous sommes. Nos convistions, notre poursuite de ce que nous pouvons offrir de mieux à nos enfants. A la famille que nous formons.
Cela ne veut pas dire que nous campons sur nos positions. Peu avant l'enlèvement, le climat familial s'était détérioré. César m'en voulait beaucoup d'avoir vu sa demande de scolarisation rejetée par l'IA, refusait de participer aux tâches ménagères (ranger sa chambre, débarasser la table); Jeanne était devenue très violente, surtout avec sa plus jeune soeur, très agressive et grossière. Marc a commencé à faire les allers-retours quotidiennenemnt ( + de 3H de transport chaque jour) pour m'aider.
Et n'a pu que constater que ces ados étaient en pleine crise. Perpétuellement au RDC, avec leur grand-mère et la tante. le Papé était hospitalisé.
La présence quotidienne de Marc commençait à produire ses effets positifs (pas facile d'être le seul parent à se fâcher et à imposer les règles de la maison...) lorsque les enfants ont été enlevés.
Bien entendu que nous nous sommes aperçus qu'il y avait un problème. Et même plusieurs. Et vraiment gros. Et nous avions entamé des démarches pour nous faire aider, accompagner.
Ce qui ne justifie en aucuns cas un placement.
Mais encore une fois, l'affaire était conclue lorsque nous sommes entrés dans la salle d'audience. ce n'était pas l'appel d'une décision, mais le procés, infini, inextinguible, de la famille Liégeois-Lauthier qui a osé pratiquer sa foi, et surtout, surtout, instruire elle-même ses enfants.....
Comment fait-on pour se défendre de "les grands disent qu'ils vivaient dans un climat de terreur et ils préfèrent rester en foyer"?
Comment fait-on pour demander de juger sur des faits, des actes, des témoignages, et non sur une "impression"; UNE parole d'ados, pris en triangulation dans une histoire de famille difficile, avec des héritages à la clé? Des ados dans un foyer, oui, mais avec l'espoir de pouvoir finir par vivre chez la tante (un appart' pour eux tout seuls, le êve de tout ado!!!!) et ce foyer, c'est une villa, dans un beau quartier, avec 8 enfants en tout, tous + jeunes, ce qui donne à césar et jeanne le droit d'avoir leur propre chambre, avec leur sdb. Il y a plus terrible, comme conditions...et tant qu'à faire, tant mieux pour eux, d'ailleurs.




















































































