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L'allaitement n'est pas toujours un long fleuve tranquille!

 Lorsque ma fille aînée avait 3 mois, j'ai eu une infection assez grave.

Les médecins m'ont dit:

-"Vous devez arrêter l'allaitement".

Et, malheureusement, aucune autre voix ne s'est élevée pour me dire que d'autres chemins étaient possibles.

J'ai été très attristée de cette situation.

Lorsque mon second est né, les infirmières m'ont dit:

-"Oh, il faut aussi donner des biberons pour que le papa puisse participer, ce serait plus équitable".

Et mon fils, particulièrement vorace, a délaissé le sein pour le débit plus rapide et plus facile du biberon.

Puis, pour ma 3e, le pédiatre m'a demandé de tirer mon lait avec un tire-lait, afin de le l'épaissir avec un produit et de le donner ainsi au biberon.

Mais l'allaitement à la machine ne fonctionnait pas bien. Petit à petit, j'exprimai de moins en moins de lait.

Ainsi, mes 3 premiers allaitements, si désirés, si bienfaiteurs (mes enfants ont tous eu des problème de digestion) ont-ils été d'énormes déceptions. Avec quelques fois des conséquences de frustration visibles chez l'enfant.

Enceinte de ma 4e, j'ai pris des précautions.J'ai contacté la Leche League et j'ai assidîument assisté aux réunions.

Lorsque ma fille est née, je pouvais appeler à tout moment l'animatrice, ainsi, dès qu'une difficulté que je ne pouvais résoudre se présentait, il y avait une solution.

Ainsi a commencé une très très longue histoire.

Pendant cette 4 e grossesse, mon 3e enfant, me voyant m'interesser à l'allaitement, m'a demandé si elle aussi pourrait être allaitée, au moins une fois.

Je lui ai répondu comme le font souvent les mamans débordées:

-"Mais bien sûr ma chérie", pensant qu'elle n'y songerait plus, et l'oubliant moi-même.

Mais lorsque la naissance est arrivée et que j'ai allaité ma 4e, ma 3e est revenue me voir. Très surprise, je l'ai regardée et j'ai pris conscience de la situation: elle avait 6 ans, ce n'était plus un bambin. N'était-ce pas étrange d'allaiter un enfant si grand? Voir, un peu incestueux? J'étais très mal à l'aise mais mon mari avait une opinion plus radical et pratique: j'avais pris un engagement en disant "oui", il n'était pas correct de ne pas m'y tenir.

Finalement, j'ai accepté, et la magie a opéré: ma fille a glissé mon sein dans sa bouche, toute serrée dans mes bras, et c'est comme si j'étais revenue 6 ans en arrière: elle n'avait rien oublié du "mode d'emploi" (j'avais peur qu'elle ne me morde!) et j'avais juste la sensation qu'elle était un bébé. Toutes mes craintes se sont envolées!

Il y a eu une conséquence inattendue, ou plutôt, la disparition d'une conséquence. Ma 3e mettait ses doigts en bouche et les suçait en permanence depuis le sevrage brutal de l'allaitement. Cela faisait un bruit qui agaçaient les aînés, la nuit, et nous avions peur que cela abîme sa mâchoire ou ses dents.

Nous avions tout essayé pour lui faire perdre cette mauvaise habitude mais rien n'y faisait. Or, au lendemain de cet épisode unique d'allaitement d'un enfant déjà grand, nous avons constaté, stupéfaits, qu'elle avait abandonné cette mauvaise habitude. Et ce fut pour toujours!

C'était donc une gigantesque frustration qui s'exprimait dans ces doigts désespérément sucés depuis plus de 5 ans. Et une frustration guérie en une seul fois!

Presque 2 ans après la naissance de ma 4e, un petit garçon a rejoint la fratrie.

Lorsque nous avons appris que j'étais enceinte, je me suis interrogée au sujet de la 4e qui était toujours allaitée.

Déjà, je commençai à connaître plus de choses que la plupart des mamans qui allaitent, et j'explorai des territoires qui semblaient sinon inconnus, du moins, très peu explorés.

Doucement, j'ai eu de moins en moins de lait et presque plus rien à partir du 4e mois de grossesse, ma 4e n'a rien dit, elle essayait de temps à autre. A 8 mois de grossesse, le colostrum est arrivé, en quantité et ma fille l'a bu goulûment.

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Puis, son petit frère est né, malheureusement par césarienne. Cela l'a complètement engourdi et il était asse faible. Mais nous avions un bébé grand et costaud: presque 5 kg! Le 2e jour, mon sein gauche s'est engorgé. Il était dur comme du bois. Les médecins nous avait interdit d'allaiter notre fille, mais c'était la meilleure solution, alors mon mari a bloqué la porte de la chambre pour interdire l'accès aux médecins et aux infirmières.
Cela a fait des disputes terribles avec les médecins. Mais en allaitant une seule fois, mon sein gauche donnait du lait et j'étais tellement soulagée! Pour nous, il n'y avait plus de doutes sur la marche à suivre.... Ma fille amorçait les tètées et je placai son frère au sein juste après elle: le lait coulait quasiment tout seul dans sa bouche, il a pu prendre des forces.

Puis le jour de ses 5 ans, ma fille a annoncé qu'elle était assez grande pour ne plus prendre le sein. Quelques mois plus tard, mon petit frère est décédé et ce lourd chagrin a rendu l'allaitement difficile, j'étais agacée et j'avais envie de repousser mon garçon chaque fois qu'il prenait le sein. Il était inconsolable.

Puis, quelques années plus tard, d'autres circonstances de vie nous ont amenés à souhaiter relancer un allaitement. Il y a une grande différence entre la lactation induite et la relactation. Mais j'avais allaité tant d'années que dans ma situation, ce fut une relactation, immédiatement. Cependant, je ne pouvais fournir que quelques gouttes, jamais plus. Il a fallu dès lors se tourner vers d'autres horizons, et s'affranchir de nombreux tabous autour de l'allaitement. Le sein de la femme est "autorisé" pour un bébé, mais les jugements se font sévères lorsqu'il s'agit d'un enfant plus âgé ou d'un adulte. Il est difficile de s'affranchir de la connotation sexuelle du sein et peut-être encore plus de reconnaître qu'il est l'objet d'ambivalence.

J'avais moi-même vécu cette difficulté avec ma fille de 6 ans, alors que lorsqu'elle fut mise au sein, cela m'a semblé si naturel! Nos pensées sont donc bien plus troubles que la réalité et la nature humaine.

En comparaison, allaiter ma fille de 4 ans, 5 ans m'avait paru si naturel, familier, normal, parce que c'était "juste" la poursuite d'un allaitement mis en place à la naissance.

Après avoir loué un tire-lait à double pompage, connu de petites victoires, progressé dans la connaissance de la relactation, ajouté à mon alimentation des plantes galactogènes, c'est le recours à l'allaitement humain qui a permis d'avancer fermement dans cette progression. C'est donc mon mari qui m'a aidée et soutenue dans cette démarche. J'avais les mêmes craintes que pour un enfant grand, comme dans le conte pour enfants: "Mère-Grand, que vous avez de grandes dents!" mais même si le réflexe est moins naturel, plus oublié, nous avons réussi à stimuler mes seins avec un allaitement humain qui réveille mieux dans le cerveau, la petite hormone "timide" qui déclenche le réflexe d'éjection du lait.

Les connaissances que nous pouvons obtenir au sujet de la relactation ou de la lactation induite sont issues de protocoles américaines. Les français ont trouvé là des limites, aucun médecin de l'hexagone ne s'étant franchement penché sur la question, et aucune étude scientifique n'étant publiée à ce sujet.

C'est donc pour rendre témoignage de mon expérience personnelle et ouvrir une bibliothèque virtuelle d'informations, de partage de liens, que je me réattelle à la publication de ce blog.

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Afin que des informations correctes soient publiées et que l'on puisse, au moins sur cet espace, s'affranchir des tabous en apportant des conseils sur des perspectives bien plus larges.

Protocole du professeur Jck Newman Ps: Je me suis aperçue qu'ayant déjà allaité (et perdu un bébé) je n'avais pas besoin de l'utilisation de la pilulle pour induire le processus, mes seins produisaient déjà quelques gouttes mais pas plus....

Inspiré du même médecin le protocole du soutien à l'allaitement canadien.

La version australienne et son ensemble de vidéos

Une vidéo d'extarcation manuelle (mais elle ne pratique pas le "secouement" du sein et en premier le massage des glandes sous le sein qui est le meilleur protocole, testé avec mon aînée)

 

Breastfeeding is not always well in my little corner of the world.

When my eldest daughter was 3 month old, I had a fairly serious infection.
Doctors told me:
-"You must stop breasfeeding".
And, unfortunately, no other voice was raised to tell me that other paths were possible.
I was very saddened.
When my first son was born, the nurses said:
-"Oh, you are breastfeeding, it's necessary to give feeding bottles too, so, then dad can participate, that would be fairer".
And my son, particulary voracious, has abandonned the breast for the faster and easier flow of the bottle.
Then, for my 3 rd, the pedriatican asked me to draw my milk with a breast pump, to thicken it with a product and give it to the bottle.
But breasfeeding with a pump was not working well. One by one, I expressed fewer milk.
So, my first 3 breastfeedings, so desired, so benefactors, because my children have all digestion concerns, were huge disappointments.
When I'm pregnant for the 4 rd time, I took precautions. I contacted the Leche League and attended the meet. When my daughter was born, I could call at any time and as soon as a difficult arose, I had solution. 
So began a long, very long story.
When I was pregnant of my 4rd, my third, who saw me interested in breastfeeding, asked me if she too could be breastfed, at least once.
I replied to him as the busy moms often do:
-"But, of course, my honey"... thinking she would not think of it anymore, and forgetting it myself.
And when the time came, she came back to me.
But... she was 6 years old!
I found it strange to breastfeed a big child. Maybe even a little incestuous.
I was very uncomfortable, but my husband was insistent: I made a commitment saying "yes" when I was pregnant.
Finally, I accepted and when my daughter slipped my breast into her mouth, tight in my arms, it's as I had returned 6 years ago: she had not forgotten anything (I was afraid that she does bite me!) and I really felt like she was just a baby, my fears flew away!
There was an unexpected consequence. My daughter, weaned very early, put her fingers in her mouth constantly. It made a noise that annoyed siblings and we had afraid  that it would to damage his jaw or his teeth.
We had tried everything to help him give up this bad habit, but nothing helped.
The day after this single episode of breastfeeding a young child, we found stunned, that she had abandonned this habit! Future showed us that it was over.
So it is a huge frustration that was expressed in these desesperately sucked fingers for over 5 years....
Frustration cured in ONE breasfeeding.
Almost two years later, a "little" big boy joined our family.
When I was pregnant, I wondered what happened about this breasfeeding of a toddler.
Already, I began to know more things than some breasfeedings mothers and I experiencing territories, not uncharted but, very little explored.
The milk slowly dried up from the fourth month of this pregnancy, but my daughter did not say anything, she tried a little from time to time.
At 8 months of pregnancy, colostrum arrived, tastefully drunk by my daughter.
Then, our son was born, unfortunatly, by caesarian section.
He was all asleep by the anesthesia, quite weak and above all it was a very big and heavy baby: 11 Ib!
Soon my left breast was engorged.
It was hard as stone.
The doctors had forbidden us to breastfeed our daughter. Then my husband had to forbid access to my room and block the door.
This made terrifics quarrels with the doctors, but in ONE breastfeed with my toddler, I was relieved of this engorgement.
Our protocol is: my daughter began breastfeeding, and I put her brother at the breast just after her: the milk flowed almost alone in his mouth.
On the day of her 5rd birthday, my daughter announced that she was old enough to stop breastfeeding.
Later, a heavy sorrow made me so physically unconfortable, annoyance with the breasfeeding, this premise of weaning, and my boy was inconsolable.
Life has led us to wish to revive breasfeeding.
There is a big difference between natural lactation, induced lactation and relactation. But I have been breastfeeding so many years that in my situation, it was immediately relactation.
I could provide a few drops but never more, it was necessary to turn to completly new territories and get rid of many taboos around breastfeeding.
The woman breast is allowed for a baby, but the looks are changing when it comes to an older child,or an adult.
It is  difficult to get ride of the sexual connotation of the breast and perhaps even more to recognize that he is the object of ambivalence in the couple (not with a child) between his maternal side and his sexual side.
I  experienced myself this difficulty with my 5 years old daughter, when she was put in the breast and it seemed so natural!
Our thoughts are far more disturbing than reality and than the human nature.f
Because breastfeeding my 4 and later 5 years old daughter seemed so familiar, so normal because it was the pursuit of a natural diet set up at the birth.
After renting a double pumping breast pump, know for small victories, progressed in the knowledge of relactation, added galactogenic plants, it is the use of human breasfeeding that made it possible to advance firmly in this progression.
So it was my husband who helped me in this process. I had the same fears as for a big child, you know: -"Grandmother, what big teeth you have got!". But even if the reflexes are less natural, more forgotten, we managed to stimulate my breasts with a human breastfeeding that awakens better in the brain the small shy hormone that triggers the reflex of ejection of milk.
The knowledge that we can share about relactation, or induced lactation comes from American protocols. French found there limits, no doctor of the hexagon having really considered the question, and no scientific publication not being published on this question.
It is therefore to testify of my personnal experience, and open a library of information, sharing links, that I retort to the publication on this blog.
So, that correct information is publieshed and that we can at least on this space, get rid of taboos by providing advice on perspectives on all possible.