Je me permets, en préambule, de reprendre un morceau d'un comm's que vous avez bien voulu laisser sur le blog. (Ah! N'hésitez pas, même protestataire c'est stimulant et cela fait plaisir, vu le temps que j'y passe parfois!)
"Les parents déscos me répondront sans doute que leurs enfants voient d’autres enfants. Ben oui, mais comme on l'observe sur nombre de blogs américains du réseau Unschooling blogs, ce sont… d’autres enfants déscos ! Autrement dit, voilà des gens qui fonctionnent en petites communautés. Et le communautarisme sous toutes ses formes, religieuses, ethniques, sociales (les lotissements à entrée gardée), on en crève. Communautés qui peuvent s’avérer coercitives sur leurs membres, on le sent à votre crainte de passer pour traîtresse !"

Je vais donc remplacer dans ce texte enfants déscos par enfant scolarisés:

Les enseignants me répondront sans doute que leurs enfants voient d’autres enfants. Ben oui, mais comme on l'observe dans la totalité des classes, ce sont… d'autres enfants scolarisés imposé à l'enfant du même âge et du même quartier! Autrement dit, voilà des gens qui fonctionnent en petites communautés. Et le communautarisme sous toutes ses formes, religieuses, ethniques, sociales (les lotissements à entrée gardée), on en crève. Communautés qui peuvent s’avérer coercitives sur leurs membres, on le sent à votre susceptibilité extrême au sujet de l'école et à la façon dont vous la défendez sans disserter !

Nul part dans notre société on ne se retrouve parqués avec 30 individus du même âge, du même quartier, dans un microcosme fabriqué étouffant et ce plus du tiers des 24H dévolues à un individu, pendant l'intégralité de son temps de croissance (si on compte la crèche).

Mes enfants ne sont pas copains avec les enfants déscos qui vivent à proximité (moi, je trouve cela dommage, mais bon,...). Leurs copains sont scolarisés pour la plupart. Mes enfants pratiquent tous un sport et regrettent profondément d'avoir les copains vampirisés par l'école.
Mon grand proteste régulièrement et voudrait retourner au collège...mais rien que pour discuter et assister à quelques cours. Et cette possibilité lui est refusée.
L'école est, n'est-ce pas, on le voit bien, un milieu ouvert, accueillant, pour tous.
Mon fils est dyspraxique. Il est intelligent, instruit, curieux, un peu trop bavard, mais il ne peut prendre des notes à la volée, suivre des cours de géométrie sans passer par du matériel tri-dimensionnel et ne veut pas aller à l'école avec une AVS qui le ferait passer pour un handicapé.
Parce que grâce à l'IEF, la dyspraxie n'est pas un handicap pour lui.
Oui, formidablement socialisant et ouvert à tous, l'école.

Une tranche de vie:

CE2.
Contrôle d'Histoire, 8/20.
?
Deux semaines plus tard, je vois le contrôle...-"Mais tu n'as écrit qu'une petite phrase à chacune des 4 questions!"
-"Pas eu le temps d'écrire plus".
Bilan, neuropédiatre, diagnostic.
-"Bonjour, madame la maîtresse, je crois que vous choisissez un élève au hasard après le contrôle pour faire une correction orale? Cela peut-il être systématiquement mon fils qui n'écrirait que les mots clés (pour l'orthographe)?"
-"Non".
Juste un exemple.

La socialisation implique un mouvement vers l'autre, une intégration, une assimilation à une culture.
Voilà des enseignants qui m'écrivent et ordonnent: "cessez ceci", "mon critère pour l'accepter est que"
Pas de critères, c'est la Constitution. Pas d'impératif: c'est notre liberté d'expression.
Je ne souhaite pas que mes enfants se socialisent avec cet univers fermé et factice.
Ils sont créatifs, facétieux, curieux. (voire le petit journal qu'ils ont créé en une apm il y a près de 2 ans, publié sur le blog).
Le monde est peut-être plus dur que doux. Mais on peut choisir de vivre dans son côté doux. Choisir de ne pas subir le dur.
Elever un enfant "à la dure" pour affronter un monde dur équivaut à fabriquer un être dur qui fera un monde dur....
C'est l'éducation noire, celle qui a amené des êtres humains à en taper d'autres dans des wagons à bestiaux pour les fourrer dans des fours crématoires.
Relisez "La mort est mon métier".
Voilà un enfant bien préparé à un monde dur. Qui en créa un.
L'instruction en famille est interdite en Allemagne. C'est une loi promulguée en 39 par Hitler.
Vous avez lu le dernier Harry Potter? Que fait Voldemort quand il prend le pouvoir? Il interdit l'école à la maison pour pouvoir surveiller et inculquer la jeunesse.
-"L'école n'a rien à voir avec l'instruction", à écrit Churchill, "c'est un moyen de contrôle de la jeunesse etc....".
Car dès qu'on parle de l'école, le parapluie de la socialisation est ouvert.
Pour éviter de parler de l'instruction, qui est tout de même, officiellement, la première mission de l'EN, non?

Et pour éviter la question éminemment politique d'une éducation qui échappe au pouvoir en place et qui fabrique bien souvent des individus en électron philosophiquement libre.

La situation de socialisation de l'IEF n'est pas toujours idéale....malheureusement...et la faute à l'école qui kidnappe tous les gamins, à vrai dire!!!

PS: Il est fait allusion aux unschoollings blogs des USA.

Formidable qu'un enseignant y mette les pattes!!!!!!!

Malheureusement, le véritable unschooling est interdit en France. Mais quelle bouffée de liberté, de créativité et de visible bonheur transpirent de ces blogs! Quand j'ai un coup de blues, hop, j'y navigue, océan de paix, d'intelligence, de compassion. "Our busy homeschool" référencé à droite en est un, par ex., si vous vous intéressez aux lapbooks, sautez-y!